– Monsieur le Président, la litanie des attaques terroristes au Burkina Faso est accablante, et cela dure depuis plusieurs années. Elle cible les militaires comme les civils; elle frappe des restaurants, des marchés, des églises, des écoles. La réalité est que la situation ne fait qu’empirer.
Il est temps pour l’Union européenne de mieux cibler son aide pour construire des forces de sécurité républicaines dignes de ce nom. Il nous faut continuer à investir à long terme dans des écoles de formation pour la police, pour la gendarmerie, pour l’armée. Il faut aussi que les États membres surmontent leurs réticences et que nous soyons davantage présents sur le terrain pour accompagner ceux que nous formons. Mais il faut également que les autorités burkinabées nous disent comment elles veulent reconquérir leur territoire et avec quel soutien de notre part. Un soutien notamment militaire, mais aussi pour les forces de sécurité intérieure, pour la justice, pour les douanes.
Le temps presse; il nous faut une stratégie européenne pour le Sahel, construite avec les Sahéliens. Nous avons tous les instruments pour agir et nous agissons plus que n’importe qui, mais nous devons mieux nous coordonner pour relever ce défi considérable de la sécurité au Sahel, un défi qui est d’abord africain, mais qui est aussi le nôtre.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, un demi-million de déplacés, près de 2 000 écoles fermées et parfois prises pour cible au seul motif qu’on y enseigne en français. Et en filigrane, une persécution grandissante des chrétiens dans le silence gêné et coupable de l’Occident – en témoigne la nouvelle attaque au début du mois...
Lire ▸