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19 décembre 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, un demi-million de déplacés, près de 2 000 écoles fermées et parfois prises pour cible au seul motif qu’on y enseigne en français. Et en filigrane, une persécution grandissante des chrétiens dans le silence gêné et coupable de l’Occident – en témoigne la nouvelle attaque au début du mois d’une église protestante, dans l’est du pays, avec à la clé quatorze victimes. Ainsi s’effrite peu à peu l’État burkinabé, gage de stabilité en Afrique de l’Ouest et rempart face au terrorisme islamiste. Ainsi également se parachève l’embrasement du Sahel à partir d’un conflit limité initialement au nord du Mali. Nous aurions du mal à nous en étonner sincèrement lorsque nous savons que seuls, ou presque, 4 500 soldats français balaient l’immensité sahélienne, tandis que la mission de l’ONU au Mali est réduite à l’impuissance. J’entends tous mes collègues intervenants, Mme Loiseau, tout le monde est tout à fait d’accord. Pourtant, les débats entre les murs feutrés du Parlement européen ne changeront rien tant que l’Union ne prendra pas la mesure des enjeux dans cette région dont le devenir est crucial, aussi bien pour le christianisme que pour l’Europe. Prenez-en acte en ce jour, en cette période de Noël.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2019-12-19_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

– Monsieur le Président, la litanie des attaques terroristes au Burkina Faso est accablante, et cela dure depuis plusieurs années. Elle cible les militaires comme les civils; elle frappe des restaurants, des marchés, des églises, des écoles. La réalité est que la situation ne fait qu’empirer. Il est temps pour... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)