geheim.land Recherche Politique
14 décembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, très heureuse de prendre la parole depuis Strasbourg. Liberté, souveraineté, conformité: c’est bien de ces enjeux dont il est question. Cuba, Iran, Américains accidentels, Nord Stream, Airbus, BNP Paribas, Alstom, Peugeot, Citroën... Et la liste est encore bien plus longue. Par le passé, l’Union européenne a tenté de se protéger avec son règlement de blocage ou avec le dispositif INSTEX. Mais n’est-il pas enfin temps de lutter avec plus d’efficacité contre les dérives de l’extraterritorialité? N’est-il pas enfin temps de passer de la riposte à l’offensive? N’est-il pas enfin temps de nous doter d’instruments qui garantissent le libre choix de nos entreprises qui sont en conformité avec le droit international? Madame la Commissaire, vous allez répondre que c’est compliqué, que c’est difficile, que c’est long... Toutefois, quand volonté politique il y a, un chemin peut se dessiner. Alors, agissons! À nous de faire comprendre à nos partenaires que nous allons enfin jouer à armes égales: imposons des contre-mesures dissuasives, renforçons notre pouvoir de coercition, créons notre propre office européen de contrôle financier. L’Union européenne ne cherche à déclarer aucune guerre commerciale. Il ne s’agit pas de contrevenir à nos engagements internationaux, mais bien d’être en position de défendre un commerce basé sur des règles. Finalement, il s’agit de garantir le respect de la liberté, le respect de la souveraineté de chacun, et c’est sur ce point, Madame la Commissaire, que vous, que nous sommes attendus.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, ce débat sur les sanctions extraterritoriales arrive vraiment à point nommé. D’abord parce que, à la faveur de la crise sanitaire, les dirigeants européens, la Commission en tête, ont parlé d’autonomie stratégique. Mais il n’y a pas d’autonomie stratégique si un... Lire ▸