au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, ce débat sur les sanctions extraterritoriales arrive vraiment à point nommé.
D’abord parce que, à la faveur de la crise sanitaire, les dirigeants européens, la Commission en tête, ont parlé d’autonomie stratégique. Mais il n’y a pas d’autonomie stratégique si un pays en dehors de l’Union européenne nous explique avec qui il faut commercer et avec qui il ne faut pas commercer.
Et puis c’est l’occasion pour nous d’envoyer un message clair à nos partenaires américains au moment où ceux-ci changent de président, à défaut de changer de politique commerciale.
Donc, oui, répétons-le ensemble: il n’est pas admissible que des entreprises européennes, voire des dirigeants européens soient poursuivis ou sanctionnés sous prétexte qu’ils commercent légitimement et légalement avec d’autres pays. Il y a les exemples de l’Iran, de Cuba, mais aussi de Nord Stream – parce que Nord Stream est un projet sur le sol européen, quoi qu’on pense du projet. Eh bien, il faut répliquer et pour répliquer, il faut faire appliquer un principe simple: celui de la réciprocité.
Les solutions techniques existent. Le problème aujourd’hui, c’est la volonté politique. Je compte sur nous tous, collectivement, pour que cela advienne et que nous puissions enfin faire vivre ce concept d’autonomie stratégique.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, très heureuse de prendre la parole depuis Strasbourg.
Liberté, souveraineté, conformité: c’est bien de ces enjeux dont il est question. Cuba, Iran, Américains accidentels, Nord Stream, Airbus, BNP Paribas, Alstom, Peugeot, Citroën... Et la liste est encore bien plus...
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(La prise de parole ci-dessus)