au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, cher Michel, John le Carré vient de nous quitter. Chacun sait ce qu’il pensait du Brexit. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été écouté. Mais aujourd’hui, il ne sert à rien de ruminer le passé. L’heure est venue de construire l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et notre Union et cette heure a sonné. Nous pouvons bâtir une relation où nos souverainetés seront respectées et où nos intérêts seront préservés.
Nous faisons face aux mêmes défis. Le changement climatique, la COVID, la crise économique, le terrorisme, un monde instable et imprévisible, des attaques répétées contre nos démocraties sont des menaces aussi bien à Londres et à Paris qu’à Berlin ou à Bruxelles. Ces menaces ignorent les frontières et aucun pays ne peut les affronter seul.
Dans le passé, l’aventure du splendide isolement a tourné court et a cédé la place à l’entente cordiale. C’est une nouvelle entente cordiale que l’Union européenne propose au Royaume-Uni.
Elle passe par un accord comme jamais l’Europe n’en a signé avec aucun pays, un accord sans précédent pour un partenaire sans équivalent. Un accord où nous choisirions souverainement, de part et d’autre, de permettre l’accès à nos marchés et l’accès à nos eaux. Un accord où nous choisirions souverainement de continuer à nous montrer ambitieux en matière d’environnement, de protection de nos travailleurs, de protection de nos données. Un accord qui nous permettrait de poursuivre les échanges entre nos polices, nos justices, nos chercheurs, nos étudiants. Un accord où nous choisirions de nous concentrer sur la réalité de ce qui nous rapproche plutôt que sur l’illusion de ce qui nous divise.
Pourtant, quelques jours avant la fin de l’année, cet accord n’est pas encore conclu et nous votons aujourd’hui des mesures destinées au cas où les négociations échoueraient. Nous ne souhaitons pas l’échec de ces négociations, mais c’est notre devoir d’être prêts à tous les scénarios. C’est surtout notre devoir commun de choisir librement de cheminer côte à côte plutôt que de nous tourner le dos.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, chers collègues, que les ultimes négociations aboutissent ou non à un accord ou à un accord provisoire, qui reléguerait une fois de plus notre Parlement à un rôle de chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs, l’heure est évidemment au bilan, quatre ans et...
Lire ▸