au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, merci. Où êtes-vous, M. Borrell? Ne voyez-vous rien? Le haut représentant du Service européen pour l’action extérieure n’aurait-il pas compris que M. Erdoğan veut déclencher une guerre au nord de la Syrie? L’Europe n’aurait-elle donc rien à dire pour empêcher l’invasion programmée du nord de la Syrie par la Turquie? Erdoğan viole le droit international. Il menace des millions de citoyens kurdes et d’autres nationalités qui vivent ensemble au Rojava et qui, malgré Daech et la situation générale de la Syrie, construisent une société aux valeurs démocratiques réelles.
Cette invasion aura des conséquences désastreuses pour le Moyen-Orient en général, mais elle aura aussi des conséquences pour le reste du monde. La première d’entre elles sera de lâcher dans la nature une dizaine de milliers de prisonniers islamistes détenus par les forces armées kurdes, qui pourront ainsi reconstituer Daech.
Est-ce que cette situation peut convenir à l’Union européenne? Si ce n’est pas le cas, il faut s’engager très vite et peser sur l’avenir de cette région. Il faut bloquer la possibilité de bombarder impunément le nord de la Syrie en décidant d’instaurer une zone d’exclusion aérienne, comme cela avait été fait en son temps, sous l’égide de l’ONU, pour le Kurdistan iraquien.
En Iraq, les autorités du Kurdistan autonome sont reconnues par la communauté internationale, et leur gouvernement a fait du nord de l’Iraq un îlot de stabilité et un refuge pour tous les persécutés de Daech. Il faut en faire de même pour le Rojava. Les autorités du nord de la Syrie, qui administrent pacifiquement et démocratiquement ce territoire, qui ont combattu et vaincu Daech aux côtés de l’Europe et des États-Unis, doivent être officiellement reconnues et associées aux négociations pour l’avenir de la Syrie. Le Rojava et son administration autonome n’ont jamais été une menace pour la Turquie; c’est bien le contraire, en fait.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, en Syrie, l’Union européenne ne fait que participer au pourrissement de la situation. Après avoir nié la participation islamiste puissante dans la rébellion syrienne, l’Union européenne a versé dans une politique revancharde qui épuise toute la région.
Ainsi, à force de...
Lire ▸