– Madame la Présidente, dans cette assemblée, où le mot protectionnisme est banni au point d’être considéré comme une grossièreté, on s’étonne qu’un pays, les États-Unis en l’occurrence, puisse protéger son industrie, ses emplois et ses habitants. C’est pourtant la mission première d’un État.
Comme à chaque fois, l’Union européenne idéalise la relation transatlantique, alors que l’approche américaine est avant tout pragmatique. Le président français, Emmanuel Macron, s’est rendu aux États-Unis pour dire à Joe Biden tout le mal qu’il pensait de cette loi sur la réduction de l’inflation. Naïveté ou jeu d’acteur? Un échec, en tout cas.
Nous sommes une fois de plus traités sans considération. L’Union européenne, ayatollah isolé du libre-échange immodéré, expose ainsi nos entreprises à une concurrence déséquilibrée, fragilisant notre tissu économique, nos emplois et le niveau de vie de nos concitoyens. Le fonds de souveraineté européen que veut mettre en place Thierry Breton est un leurre qui ne protégera pas suffisamment nos économies nationales.
Il est temps d’en finir avec ce dogme du libre-échange incontrôlé. Protégeons nos économies. Retrouvons le chemin d’un protectionnisme, que nous sommes le seul espace économique à avoir abandonné sur la planète.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente exécutive, il aura fallu seulement trois lettes pour faire trembler l’Europe: IRA [Inflation Reduction Act]. Trois lettres pour que notre continent perde ses repères; trois lettres pour que le continent du pacte vert pour l’Europe, dans un premier temps, condamne...
Lire ▸