– Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente exécutive, il aura fallu seulement trois lettes pour faire trembler l’Europe: IRA [Inflation Reduction Act]. Trois lettres pour que notre continent perde ses repères; trois lettres pour que le continent du pacte vert pour l’Europe, dans un premier temps, condamne l’ambitieux plan de transition écologique de l’une des économies les plus polluantes du monde; trois lettres pour que l’Europe panique, s’affole et pleurniche, allant même demander aux États-Unis de modifier leur plan.
Pardon, mais respectons-nous un peu. Déjà, au lieu de pleurnicher, réjouissons-nous que les États-Unis souhaitent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2030. En fait, si nous paniquons, c’est parce que nous nous rendons compte, finalement, que l’Union européenne s’est fondée sur un logiciel pseudo-économique qui est en train de mourir de sa belle mort, et que, certes, il faut avoir une politique de défense vis-à-vis de la concurrence, mais que, pour faire de la politique industrielle et de la transition écologique, il nous faut des subventions, il nous faut de la planification, il nous faut des pouvoirs publics forts et il faut parfois protéger ces industries.
Alors, certes, l’Europe a un deuil à faire, mais qu’elle le fasse vite, car la politique industrielle et la transition écologique n’attendent pas.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, dans cette assemblée, où le mot protectionnisme est banni au point d’être considéré comme une grossièreté, on s’étonne qu’un pays, les États-Unis en l’occurrence, puisse protéger son industrie, ses emplois et ses habitants. C’est pourtant la mission première d’un État.
Comme à chaque fois,...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)