au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, il y a à peine quelques jours, Dominique Bernard, un enseignant en lettres, a été froidement tué à coups de couteau, alors qu’il tentait de protéger ses élèves à Arras. Deux autres personnes ont été blessées. Quelques jours plus tard à peine, deux supporters suédois ont été abattus en pleine rue à Bruxelles. Le terrorisme islamiste nous a encore frappés dans notre chair, trois ans à peine après l’assassinat de Samuel Paty.
Nous sommes tous plongés dans l’effroi, et mes premières pensées vont aux victimes de cette atrocité innommable. Je veux aussi dire ma solidarité avec la communauté éducative. Je pense à tous les enseignants qui se sont retrouvés, lundi matin, tétanisés devant leurs élèves. Car, à travers Dominique Bernard, c’est à l’école, symbole de l’émancipation, que le terroriste s’en est pris. C’est cela que les djihadistes ont voulu cibler: l’école comme rempart à l’obscurantisme et lieu d’apprentissage de la liberté.
Alors, je veux dire à tous les professeurs de notre pays qu’ils font le plus beau métier du monde et qu’ils sont notre meilleure arme contre le fanatisme. Victor Hugo ne disait-il pas qu’à chaque fois qu’on ouvre une école on ferme une prison? Dans ce moment d’émotion et de recueillement, nous ne devons pas céder à la tentation du repli et de la haine, car c’est exactement ce que cherchent les terroristes, avec ces attaques. Ils veulent nous diviser, ils veulent nous opposer, ils veulent nous éloigner. Nous sommes mis à l’épreuve, mais c’est précisément dans ces moments que nous devons tenir bon et faire corps, ensemble.
Alors, face à la barbarie et à la cruauté, opposons-leur notre plus inébranlable humanité.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, en premier lieu, je tiens à adresser toutes mes pensées à la mémoire de Dominique Bernard, à ses proches et à l’ensemble des élèves et du personnel du lycée Gambetta-Carnot d’Arras, mais également à tous les enseignants, à tous les membres du personnel éducatif, aux...
Lire ▸
au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, trois ans après l’horreur de la mort par décapitation de Samuel Paty, la France vit une autre horreur avec la mort d’un autre professeur: Dominique Bernard. La France est en deuil; l’Éducation nationale vit un cauchemar.
Si nos écoles sont touchées, ce n’est pas...
Lire ▸
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, il s’appelait Dominique Bernard. Il était professeur dans le Pas-de-Calais. Il incarnait les mots, le savoir, la transmission, la culture, la République française. Il incarnait tout ce qu’eux détestent et combattent. Le professeur Samuel Paty en a lui aussi, il y a...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, mes amis, Yitzhak Rabin avait raison: il faut lutter contre les terroristes comme si le processus de paix n’existait pas, mais il faut continuer à construire la paix comme s’il n’y avait pas les terroristes. Yitzhak Rabin, chef d’état-major des armées israéliennes devenu Prix-Nobel de la...
Lire ▸
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, peu de temps avant d’être assassiné par un terroriste islamiste, Dominique Bernard, professeur de français, confiait à l’un de ses collègues qu’il trouvait de plus en plus difficile de transmettre. Transmettre était sa raison d’être, sa passion:...
Lire ▸