– Monsieur le Président, mes amis, Yitzhak Rabin avait raison: il faut lutter contre les terroristes comme si le processus de paix n’existait pas, mais il faut continuer à construire la paix comme s’il n’y avait pas les terroristes. Yitzhak Rabin, chef d’état-major des armées israéliennes devenu Prix-Nobel de la paix, avait raison: il faut agir, agir avec force pour lutter contre les terroristes, mais continuer d’agir avec autant de force pour construire la paix.
Trente ans après les accords d’Oslo, qui ont été suscités et négociés grâce à l’Europe, il est urgent que notre Union prenne une nouvelle initiative pour assurer la sécurité et la paix au peuple israélien et au peuple palestinien. L’Europe doit absolument tout faire pour obtenir la libération de tous les otages, mais elle doit aussi imposer à Netanyahou un cessez—le—feu. Oui, un cessez—le—feu. Ajouter des morts aux morts, ajouter de la haine à la haine ne pourra en aucun cas améliorer la sécurité, ni en Israël ni dans nos pays. Au contraire.
Mes amis, voici la photo d’un enfant qui est mort de l’autre côté de la Méditerranée. Était—il palestinien? Israélien? C’était un enfant. C’était seulement un enfant qui avait envie de vivre, de jouer, de rire avec ses amis et sa famille. Il est temps d’écouter ce que nous disent les mamans d’Israël et de Palestine. Nous ne voulons pas que la haine l’emporte. Nous voulons la paix.
Il est temps d’écouter ces mamans. Il nous faut un cessez—le—feu. Le cessez—le—feu est urgent et indispensable, mais il ne sera pas suffisant. Il y a déjà eu, depuis 1948, des dizaines de cessez—le—feu, toujours trop éphémères. Pour éviter que l’horreur ne recommence, pour mettre un terme à la dérive terroriste, il faut aller plus loin qu’un cessez—le—feu, il faut s’attaquer aux causes profondes du conflit. Avec les États-Unis et les pays arabes qui le voudront, l’Europe doit organiser une conférence de la paix et s’engager politiquement pour mettre en place la solution à deux États demandée par l’ONU depuis 1967.
L’Europe doit aussi s’engager financièrement, car sans le plan Marshall, sans les milliards que les États—Unis ont donnés à la France et à l’Allemagne après 1948, elle n’aurait probablement jamais été capable de rompre avec la guerre.
Pour rompre avec les logiques terroristes, pour rompre avec les logiques de haine, pour éviter un embrasement au Moyen-Orient et dans nos pays, il faut que l’Europe prenne une initiative très forte – une conférence de la paix –, et qu’elle s’y engage politiquement et financièrement.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, il s’appelait Dominique Bernard. Il était professeur dans le Pas-de-Calais. Il incarnait les mots, le savoir, la transmission, la culture, la République française. Il incarnait tout ce qu’eux détestent et combattent. Le professeur Samuel Paty en a lui aussi, il y a...
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au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, il y a à peine quelques jours, Dominique Bernard, un enseignant en lettres, a été froidement tué à coups de couteau, alors qu’il tentait de protéger ses élèves à Arras. Deux autres personnes ont été blessées. Quelques jours plus tard à peine, deux supporters...
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(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, peu de temps avant d’être assassiné par un terroriste islamiste, Dominique Bernard, professeur de français, confiait à l’un de ses collègues qu’il trouvait de plus en plus difficile de transmettre. Transmettre était sa raison d’être, sa passion:...
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– Monsieur le Président, chers collègues, vous le savez, Dominique Bernard, professeur de lettres, est mort il y a cinq jours sous les coups de couteau d’un terroriste qui a fait deux autres blessés, un agent et un enseignant. Ç’aurait pu être pire. Sauf que Dominique Bernard, au péril de sa vie, a combattu...
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