– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce ne sont pas les quelques mesures prises à la suite de ce scandale qui méritent vraiment un débat. Il nous faut plutôt parler des faits qui ont été révélés et de leurs conséquences politiques majeures.
Le rayonnement international du Parlement européen tient pour beaucoup au pouvoir d’influence démocratique qu’il exerce en étant la caisse de résonance de tous ceux qui combattent les dictatures dans le monde. Le scandale survenu entame sa crédibilité, et ce dont notre Parlement a besoin, c’est d’une véritable autocritique au sein des groupes politiques et des commissions concernés.
Il nous faut parler aussi des corrupteurs: n’a-t-on rien à dire sur le Qatar? N’a-t-on rien à dire sur le Maroc? N’a-t-on rien à dire sur sa colonisation illégale du Sahara occidental, qui est à l’origine de ce scandale retentissant? N’aurait-on pas dû tirer la leçon des condamnations de la Cour de justice de l’Union européenne dans ce dossier, qui implique la complaisance de plusieurs hauts fonctionnaires de la Commission?
Hier, nous avons attribué le prix Sakharov aux femmes qui luttent en Iran. Au même moment, la presse s’est fait l’écho de manœuvres éhontées autour du prix Sakharov. Ce n’est pas un débat sur des mesures législatives ou des règlements bureaucratiques qui suffira. Il faudra un débat politique, où les responsables et ceux qui les ont nommés dans leurs fonctions rendent des comptes.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, il y a quelque chose de pourri au Parlement européen. Il ne s’agit pas, d’abord, d’un «Qatargate»: c’est notre Parlement qui est le cœur du scandale. Il y a ici une majorité de gens honnêtes parmi nous, quel que soit le parti. Mais ce que nous avons appris, c’est que dans le groupe...
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(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, je prends la parole parce que, suivant ce débat sur le «Qatargate», je suis stupéfait d’entendre notre collègue M. Engerer, du groupe socialiste, attaquer bille en tête le PPE, la droite européenne.
Je voudrais simplement poser quelques questions à M. Engerer, qui est opportunément parti de...
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