– Monsieur le Président, je prends la parole parce que, suivant ce débat sur le «Qatargate», je suis stupéfait d’entendre notre collègue M. Engerer, du groupe socialiste, attaquer bille en tête le PPE, la droite européenne.
Je voudrais simplement poser quelques questions à M. Engerer, qui est opportunément parti de l’hémicycle: à quel groupe appartenaient ou ont appartenu toutes les personnes aujourd’hui citées dans l’enquête juridique touchant au «Qatargate»? Au groupe socialiste. À quel parti politique appartenait le Premier ministre du Portugal, qui, le mois dernier, a dû démissionner pour une affaire de corruption? Au Parti socialiste. À quel parti appartenait le Premier ministre maltais, sous le gouvernement duquel une journaliste a été assassinée pour avoir enquêté de trop près sur les affaires de corruption qui le touchaient, lui et ses proches? Au Parti socialiste! À quel parti appartient le Premier ministre espagnol, qui est venu ce matin, dans des attaques scandaleuses, essayer de rendre raison de la corruption par laquelle il tente de se maintenir au pouvoir en cédant les principes fondamentaux du droit de son propre pays pour pouvoir garder la majorité fragile sur laquelle il s’appuie? Encore au Parti socialiste.
Chers collègues, ne faites pas de leçons de morale. Posons-nous ensemble les vraies questions, et notamment celle de la transparence des ONG, question qui n’est toujours pas posée parce que votre groupe s’y oppose. C’est pourtant par-là que nos institutions sont aujourd’hui vulnérables.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce ne sont pas les quelques mesures prises à la suite de ce scandale qui méritent vraiment un débat. Il nous faut plutôt parler des faits qui ont été révélés et de leurs conséquences politiques majeures.
Le rayonnement international du Parlement européen tient pour...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)