– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire: A, S, A, P. ASAP. As soon as possible. «Aussi vite que possible» – si je ne me trompe pas. Je me demande encore aujourd’hui, à cette heure-là, ce que les États membres n’ont pas compris dans «As soon as possible». Un million de munitions promises à la résistance ukrainienne, 300 000 livrées. Pendant ce temps là, la Corée du Nord, seule, livre 1 million d’obus à la Russie, et Poutine réorganise ses capacités productives. Nous, nos stocks s’amenuisent, et nous peinons à produire.
Je salue vos efforts personnels, je salue les efforts de la Commission, mais force est de constater que les États membres ne suivent pas, comme s’ils n’avaient pas compris la gravité du moment. Leurs dirigeants parlent d’économie de guerre, mais ils ne font rien. Les instruments adoptés cette année vont dans le bon sens, mais les moyens alloués sont risibles. En septembre, la présidente de la Commission européenne promettait un nouveau grand programme, donc. Oui, certes, mais quels moyens?
Quand, au cœur de la pandémie, l’Union européenne a permis de passer des commandes groupées de vaccins, un effort colossal a été produit en commun, et cela a fonctionné. Alors pourquoi sommes-nous incapables de faire en réponse à la guerre de Poutine ce que nous avons fait en réponse à un virus? Nous avons plus que jamais besoin de nos capacités industrielles et surtout, surtout, d’une révolution mentale dans les États membres!
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, voici des mois que l’on en parle, que Mme von der Leyen l’annonce, mais toujours rien: ni le programme européen de défense et d’investissement EDIP ni la stratégie qui l’accompagne ne sont prêts. Alors que la guerre est à notre porte, que l’Ukraine manque d’armes et de munitions, on en est...
Lire ▸