– Madame la Présidente, voici des mois que l’on en parle, que Mme von der Leyen l’annonce, mais toujours rien: ni le programme européen de défense et d’investissement EDIP ni la stratégie qui l’accompagne ne sont prêts. Alors que la guerre est à notre porte, que l’Ukraine manque d’armes et de munitions, on en est réduits à attendre, à attendre et à s’inquiéter.
«Le plan munitions suit son cours», nous dit-on. Certes, mais ce cours n’accélère pas et il ne se déverse pas forcément en Ukraine, faute de priorisation des commandes. Les achats conjoints encouragés par Edirpa? Ça commence gentiment, doucement, comme si rien ne pressait. La dernière tranche de la Facilité européenne pour la paix destinée à l’Ukraine? Bloquée par la Hongrie. Le projet d’une facilité multiannuelle de 20 milliards sur cinq ans pour donner une garantie de sécurité européenne à Kiev? Enterrée sans fleurs ni couronnes.
Pendant ce temps, l’aide américaine est bloquée au Congrès, et l’aide allemande menacée par la crise budgétaire. La révision du CFP se profile mal. Je le répète, la guerre est à nos portes, et Donald Trump aux portes de la Maison-Blanche. Ce n’est pas vous qui êtes en cause, Monsieur le Commissaire, mais, par pitié, ne nous disons pas que tout va bien quand nous sommes en train de commettre une erreur historique!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire: A, S, A, P. ASAP. As soon as possible. «Aussi vite que possible» – si je ne me trompe pas. Je me demande encore aujourd’hui, à cette heure-là, ce que les États membres n’ont pas compris dans «As soon as possible». Un million de munitions promises à la résistance...
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(La prise de parole ci-dessus)