– Monsieur le Président, chers collègues, le 8 janvier, en Allemagne, les agriculteurs ont exprimé leur révolte en bloquant leur pays. Ils entendent ainsi protester contre la décision du gouvernement de supprimer la subvention diesel dont ils bénéficiaient jusque-là. Mais leur malaise est beaucoup plus profond. Ce qu'ils remettent en cause, au-delà de cette suppression, c'est la politique de l'Union européenne de libre-échange qui met leur activité en péril. Cette dimension européenne explique que les agriculteurs alsaciens leur aient apporté leur soutien. Elle explique aussi pourquoi, partout en France, les agriculteurs ont mis les panneaux des villes à l'envers depuis plusieurs semaines. C'est une bonne façon de signifier que l'Europe marche sur la tête.
Trois reproches majeurs sont adressés à l'Union: sa politique de décroissance agricole, initiée par le programme de la ferme à la fourchette, ses traités de libre échange qui faussent la concurrence et ses exigences bureaucratiques déraisonnables. Pour avoir moi-même protesté depuis plusieurs années contre ces trois dérives, je relaye aujourd'hui le message des agriculteurs et leur exprime ma solidarité.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, le 29 novembre la Commission européenne a prononcé la réautorisation du glyphosate. Cette décision, la Commission l'a prise sur la base d'une évaluation incomplète des risques et avec des informations elles-mêmes incomplètes. Elle l'a fait seule parce que le Conseil était...
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(La prise de parole ci-dessus)