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12 janvier 2016 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Martine Pinville
Monsieur le député, votre question fait référence au projet de règlement européen relatif à la protection des données à caractère personnel, dont la version anglaise a été adoptée par les États membres en décembre de l’année dernière et qui est actuellement en cours de traduction. Il s’agit de l’article 8 du projet prévoyant que les mineurs de moins de 16 ans ne pourront pas donner seuls leur consentement à un traitement de données personnelles auprès des sociétés de services en ligne sans une autorisation parentale. La France a soutenu ce texte afin de renforcer la protection des mineurs en matière de protection des données à caractère personnel. Le projet de loi pour une république numérique – qui sera donc discuté dans l’hémicycle la semaine prochaine – prévoit par ailleurs une autre mesure de protection pour les mineurs en instaurant une procédure accélérée pour l’exercice du droit à l’oubli. S’agissant de la question de la mort numérique, vous évoquez la difficulté que rencontrent les familles lorsqu’un proche décède brutalement et qu’elles souhaitent faire clôturer un compte lié à un réseau social. Le projet de loi pour une république numérique prévoit que les personnes puissent organiser de leur vivant les conditions de conservation et de communication des données à caractère personnel après leur décès. Ainsi, toute personne pourra définir des directives générales ou particulières. Les premières concernent l’ensemble des données de la personne et pourront être enregistrées auprès d’un tiers de confiance numérique certifié par la CNIL ; les secondes concernent des traitements de données particuliers et pourront être enregistrées auprès du responsable de traitement concerné. En l’absence de directives données du vivant de la personne décédée, les héritiers pourront exercer les droits de cette personne en matière d’informatique et de libertés et il n’y aura plus d’obstacle pour obtenir la clôture des comptes.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160095.asp#P693969
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Jean-Louis Destans, pour exposer sa question, no 1220, relative à la gestion des données numériques des personnes décédées.
La France est menacée sur son sol par le terrorisme djihadiste. L’organisation terroriste État islamique utilise des outils d’un nouveau genre pour sa propagande et son recrutement : les réseaux sociaux. Elle en maîtrise parfaitement les codes, la plupart de ses recrues ayant grandi dans un environnement numérique.... Lire ▸
Très bien !
La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire.
Martine Pinville
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Jean-Louis Destans.
Je remercie Mme le secrétaire d’État pour sa réponse. J’ai été moi-même confronté à des demandes concrètes relatives au droit à l’oubli et je sais qu’il est extraordinairement difficile d’y répondre. Quant à nos rapports avec les grandes plates-formes numériques, je ne suis pas certain que les gouvernements... Lire ▸
La parole est à M. Christian Franqueville, pour exposer sa question, no 1216, relative au déploiement du plan France très haut débit.
Madame la secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, comme vous le savez, le plan France très haut débit, doté de 20 milliards, vise à couvrir l’intégralité du territoire national en très haut débit d’ici à 2022. Ainsi, dans les Vosges, le... Lire ▸