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10 janvier 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le Premier ministre, je ne reviendrai pas sur les circonstances, connues de tous, du drame qui a touché Nice en juillet dernier. L’implication de chacun dans la prise en charge des familles endeuillées a été bien réelle. Pourtant, outre les quatre-vingt-six personnes qui ont perdu la vie, des centaines de familles peuvent être considérées comme victimes de cet attentat, celles des blessés bien sûr mais aussi tous ceux qui ont subi un dommage psychologique. S’agissant des victimes de dommages corporels, les critères d’indemnisation ont été clairement établis et sont incontestables. Pourquoi des provisions n’ont-elles pas été accordées en urgence ? J’ai rencontré une Niçoise profondément traumatisée par ce qu’elle a vécu, en sus des dommages physiques subis. Heureusement, le centre communal d’action sociale de la ville de Nice a pallié les manques de l’État en lui accordant une aide pour subvenir à ses besoins immédiats. Mais qu’attendez-vous, monsieur le Premier ministre, pour définir un statut de victime psycho-traumatique permettant d’envisager enfin une indemnisation ? Tous les intervenants, associations de victimes comme structures publiques, attendent une telle définition qui permettrait à ceux qui souffrent d’entreprendre une reconstruction personnelle. Vous conviendrez que les 8,5 millions d’euros versés à ce jour, selon vos propres chiffres, sont dérisoires en regard des 400 millions d’euros annoncés et nécessaires ! Que dire aux personnes blessées dans leur chair comme dans leur âme ? Que le Gouvernement a encore besoin de temps ? Par-delà toute considération partisane, ma question est double : quand disposerons-nous enfin d’une définition précise du statut de victime psycho-traumatique ? Comment garantir une indemnisation individualisée, dans les plus brefs délais, du préjudice subi par toutes les victimes…
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170091.asp#P950660
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Annick Girardin
Nous avons aussi travaillé sur l’exemplarité de la fonction publique dans le cadre de la loi relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires dont vous étiez rapporteur, madame Descamps-Crosnier.
Un député du groupe Les Républicains
Cahuzac !
Annick Girardin
Nous poursuivons notre action conformément au souhait du Président de la République et du Premier ministre. Nous menons notamment un travail sur les ressources humaines en vue de la création d’une direction des ressources humaines de l’État. Mentionnons aussi la création d’un fonds d’initiative et d’innovation à... Lire ▸
La parole est à Mme Marine Brenier, pour le groupe Les Républicains.
(La prise de parole ci-dessus)
Merci, chère collègue. La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes.
Juliette Méadel
Je vous remercie, madame Brenier, de penser à la souffrance des victimes d’attentat en cette période de commémoration. Les victimes que je rencontre chaque jour, en particulier à Nice où je me suis rendue quatre fois depuis ma prise de fonctions et où je retourne jeudi, affirment avoir besoin d’abord et avant tout... Lire ▸
La parole est à M. Yannick Moreau, pour le groupe Les Républicains.
Ma question s’adresse au Premier ministre, en espérant une réponse qui ne soit pas, pour une fois, contredite dans les prochaines heures par les déclarations castristes d’une ministre. Monsieur le Premier ministre, en cinq ans, l’ouest de la France aura concentré cinq années d’échec. L’Ouest sera devenu le... Lire ▸