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10 janvier 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Ma question s’adresse au Premier ministre, en espérant une réponse qui ne soit pas, pour une fois, contredite dans les prochaines heures par les déclarations castristes d’une ministre. Monsieur le Premier ministre, en cinq ans, l’ouest de la France aura concentré cinq années d’échec. L’Ouest sera devenu le laboratoire et le théâtre de vos renoncements. Je ne reviendrai ni sur le lamentable dossier de Notre-Dame-des-Landes, ni sur les assauts répétés contre le centre-ville de Nantes, ni sur l’abandon des promesses de l’État concernant l’autoroute A 831. Le candidat du « Moi, je » aura été le président du « C’est pas ma faute ». Ma question concerne aujourd’hui l’avenir des Chantiers de l’Atlantique. STX France emploie 2 600 salariés, 5 000 sous-traitants. C’est un leader mondial de la construction de grands navires de croisière ou militaires, comme le Mistral, lui aussi victime des reniements présidentiels. Les salariés de ce fleuron industriel naval français, racheté par un constructeur italien lié à un géant chinois de la construction navale, sont aujourd’hui en proie aux doutes. Monsieur le Premier ministre, comment expliquer qu’une seule offre ait été reçue par le tribunal de Séoul ? Pourquoi aucune proposition alternative n’a été suscitée, ou promue, par l’État français ? Le Gouvernement aurait-il abandonné la construction navale française ? Après Florange, STX ne veut pas être une nouvelle victime de l’absence de politique industrielle de la France. Vos moyens d’agir étaient pourtant nombreux, avec par exemple le décret Villepin sur la protection des entreprises stratégiques, la mobilisation du Fonds stratégique d’investissement ou encore la création de zones de franchises de charges sociales. Comment éviter que l’Italien ne revende demain des parts de STX à un tiers, ou qu’il lui impose des transferts de technologies à l’extérieur ? À quatre mois de la fin de votre mandat, votre rôle, monsieur le Premier ministre, n’est pas d’être spectateur, mais d’être à la passerelle, à la manoeuvre, acteur de la réindustrialisation de la France.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170091.asp#P950855
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le Premier ministre, je ne reviendrai pas sur les circonstances, connues de tous, du drame qui a touché Nice en juillet dernier. L’implication de chacun dans la prise en charge des familles endeuillées a été bien réelle. Pourtant, outre les quatre-vingt-six personnes qui ont perdu la vie, des centaines de... Lire ▸
Merci, chère collègue. La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes.
Juliette Méadel
Je vous remercie, madame Brenier, de penser à la souffrance des victimes d’attentat en cette période de commémoration. Les victimes que je rencontre chaque jour, en particulier à Nice où je me suis rendue quatre fois depuis ma prise de fonctions et où je retourne jeudi, affirment avoir besoin d’abord et avant tout... Lire ▸
La parole est à M. Yannick Moreau, pour le groupe Les Républicains.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le secrétaire d’État chargé de l’industrie.
Christophe Sirugue
Monsieur le député, j’avoue ne pas bien comprendre le sens de votre question,
Christophe Sirugue
particulièrement après les rencontres que j’ai pu avoir à Saint-Nazaire avec l’ensemble des élus, y compris ceux appartenant à votre groupe, et avec lesquels nous avons travaillé. Je trouve plutôt fort de café qu’un élu ayant soutenu une opération consistant à amener un opérateur qui avait 66 % des parts dans... Lire ▸
La parole est à M. Gaby Charroux, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.