En cause encore l’abandon de dispositifs qui fonctionnaient bien, qui apportaient à la mixité sociale, comme les classes bilingues ; des matières sacrifiées comme les langues anciennes ; une formation inappropriée, trop théorique disent les enseignants et qui néglige l’essentiel, à savoir l’enseignement des savoirs fondamentaux ; la déconsidération d’un métier que l’on délaisse ; l’absence de soutien hiérarchique ; l’exposition à la violence verbale et même physique ; l’infantilisation par des consignes et des programmes qui ulcèrent – j’en veux pour preuve la formation qui est en ce moment délivrée sur l’apprentissage de la grammaire, qui est un pur scandale.
Ce ne sont pas les quelques dizaines d’euros mensuels consentis en fin de quinquennat qui vont changer les choses. Alors madame la ministre, comptez-vous prendre réellement au sérieux ces démissions de plus en plus nombreuses d’enseignants ?
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
On voit le résultat !
La parole est à Mme Annie Genevard.
Madame la ministre, depuis l’arrivée de votre majorité au pouvoir, le nombre de démissions de professeurs a significativement augmenté – depuis 2012 : le phénomène est daté. Comme l’a dit Xavier Breton, il a doublé dans le secondaire et triplé en primaire, ainsi que l’a révélé un récent rapport sénatorial
À cela...
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Ce n’est pas vrai.
(La prise de parole ci-dessus)
Très bien.
La parole est à Mme la ministre.
Najat Vallaud-Belkacem
De quoi parle-t-on exactement, madame la députée ? Du fait que certains enseignants, après avoir fait leurs premiers pas dans l’enseignement, soient amenés à se rendre compte que ce métier n’est pas fait pour eux. Commençons par les chiffres : 0,15 % de la masse salariale. Nous sommes en train de parler de 0,15 %...
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Parlez en termes d’effectifs, pas de masse salariale ! Vous êtes dans la seule logique comptable.