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10 janvier 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Madame la ministre, il y a quelques semaines, cinq chefs d’entreprise ont démissionné du Conseil national éducation-économie, où ils siégeaient en tant que personnalités qualifiées. Les entreprises qu’ils représentaient ne sont pas des moindres, puisqu’il s’agit de Schneider Electric, Vinci, BNP Paribas, Manpower France et de l’Institut de l’entreprise. Le Conseil national éducation-économie est, vous le savez, une instance qui a pour mission de rapprocher l’école de l’entreprise. Les dirigeants concernés mentionnent deux motifs pour justifier leur décision. Il y a d’abord une incompréhension face aux allégements des programmes d’économie en classe de seconde. Vous avez en effet décidé, madame la ministre, que les élèves n’étudieraient plus que quatre chapitres obligatoires, au lieu de cinq. Plus précisément, vous avez supprimé celui qui portait sur la façon dont se forment les prix sur un marché, que vous avez considéré comme facultatif. Le Conseil national éducation-économie n’avait pas été consulté sur le sujet. Il y a, là encore, un écart entre ce que vous dites et ce que vous faites. Alors que l’entreprise devrait être au coeur de l’enseignement de l’économie, vous faites tout le contraire. La deuxième raison de cette démission est la fin de non-recevoir que vous avez opposée à une demande de mise à disposition de moyens pour réaliser un rapport sur l’apprentissage, ce qui est encore plus grave. Pour ces chefs d’entreprise, la relance de l’apprentissage est un enjeu crucial. Or, vous n’avez cessé, depuis cinq ans, de déstabiliser cette voie d’excellence, avec la division par deux du crédit d’impôt apprentissage, la suppression de l’indemnité compensatrice forfaitaire et l’impossibilité pour les jeunes de moins de quinze ans de devenir apprentis, même s’ils sont déjà titulaires du brevet des collèges. Le fossé ne cesse de se creuser entre les entreprises et l’éducation nationale sur cette question de l’apprentissage. Madame la ministre, quelles mesures comptez-vous donc prendre pour développer et relancer l’apprentissage, dont on sait qu’il permet une excellente insertion des jeunes ? Jusqu’à présent en effet, et cela depuis cinq ans, votre majorité ne l’a hélas pas compris.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170092.asp#P951578
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Najat Vallaud-Belkacem
Elle est faite d’enseignants qui demandent de la considération. La considération, et j’insiste sur ce point, est en effet salariale. Et c’est notre gouvernement qui a adopté une indemnité de 1 200 euros pour les enseignants du premier degré, ou qui a adopté un protocole Parcours professionnels, carrières et... Lire ▸
Vous niez les problèmes.
Najat Vallaud-Belkacem
Cessez d’exagérer leur situation. La réalité, c’est que les enseignants demandent à être regardés pour ce qu’ils sont, ni plus ni moins.
Manifester un peu de courtoisie mutuelle ne nuirait pas à cette séquence de questions-réponses, mes chers collègues. La parole est à M. Patrick Hetzel.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre.
Najat Vallaud-Belkacem
Monsieur le député, je vous remercie d’abord de me préciser ce qu’est le Conseil national éducation-économie que nous avons créé – je vous rappelle en effet qu’il n’existait pas auparavant.
Justement ! Il faut voir ce que vous en faites !
Najat Vallaud-Belkacem
Il faut croire que les relations entre l’école et l’entreprise étaient beaucoup plus développées au moment où cela n’existait pas… Mais passons. Le Conseil national éducation-économie fonctionne vraiment très bien et je me réjouis chaque semaine de ce qu’il est capable de produire et des avancées qu’il nous a... Lire ▸