Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu parler du New Space. Ce n'est pas simplement un slogan destiné aux investisseurs en capital-risque : c'est aussi une réalité, peut-être pas une véritable « révolution » technologique, mais au moins une révolution industrielle. Le New Space a ses grandes figures, comme la société Space X de M. Elon Musk ou l'entreprise Blue Origin de M. Jeff Bezos, mais d'autres entreprises se sont lancées dans ces développements en matière spatiale, y compris en Chine. Nous nous sommes donc attachés à étudier les conséquences de ces évolutions technologiques pour notre secteur spatial de défense. Avec l'usage de plus en plus répandu des technologies spatiales, nos armées deviennent largement dépendantes des moyens spatiaux, opérant de plus en plus au moyen de ce que l'on appelle des « bulles numériques » et devenant par conséquent de plus en plus vulnérables aux risques qui pèsent sur ces moyens.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Mes chers collègues, nous voici réunis pour la première réunion de l'année 2019, ouverte à la presse et consacrée à l'examen du rapport d'information sur le secteur spatial de défense présenté par nos collègues Olivier Becht et Stéphane Trompille.
Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, mes chers collègues, mon collègue Olivier Becht et moi-même avons l'honneur de vous présenter aujourd'hui les conclusions des travaux de la mission d'information sur le secteur spatial de défense, dont vous nous avez nommés rapporteurs le 12 septembre dernier.
Deux mois...
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Nous nous sommes en effet attachés à l'étude des enjeux stratégiques du secteur spatial et, pour ce faire, nous avons entendu l'ensemble des autorités militaires concernées ainsi que le Centre national des études spatiales (CNES), bien évidemment, et l'Office national d'études et de recherches aérospatiales...
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Nous nous sommes ainsi efforcés de dresser d'abord un bilan de ce que sont aujourd'hui notre politique spatiale et notre secteur spatial de défense, c'est-à-dire les capacités spatiales dont disposent les armées et la BITD à laquelle s'adossent ces capacités.
(La prise de parole ci-dessus)
De tels risques, il en existe, qui sont de surcroît de plus en plus prégnants. Nous avons en effet analysé les évolutions du contexte stratégique dans l'espace. Elles sont marquées à la fois par une croissance des risques, d'origine naturelle ou intentionnelle, et par l'émergence de tensions entre les puissances....
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Enfin, nous formulons des propositions concrètes pour cette stratégie, c'est-à-dire, en premier lieu, pour la doctrine à élaborer, et à ce titre nous présentons deux principales recommandations : d'une part, que la défense spatiale soit érigée en mission des armées à part entière, et plus seulement en volet ‒...
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C'est ensuite au prisme de ce que nous préconisons en matière de doctrine et de capacités de façon réaliste, comme le soulignait mon collègue Olivier Becht, que nous avons étudié la question de ce que nous appelons l'« incarnation organique » de la défense spatiale. En termes clairs : Space Force or not Space...
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Enfin, nous formulons des recommandations de politique industrielle, basées sur les intéressantes « feuilles de route technologiques » de l'ONERA. Tout l'enjeu est, pour la France, de conserver son rang dans l'industrie spatiale, y compris dans les développements les plus ambitieux.