Enfin, nous formulons des propositions concrètes pour cette stratégie, c'est-à-dire, en premier lieu, pour la doctrine à élaborer, et à ce titre nous présentons deux principales recommandations : d'une part, que la défense spatiale soit érigée en mission des armées à part entière, et plus seulement en volet ‒ aujourd'hui un peu annexe ‒ de la défense aérienne et, d'autre part, que la France ne soit pas la dernière puissance spatiale à se doter de moyens d'action dans l'espace, sous certaines conditions.
De façon cohérente avec ces orientations de doctrine, nous plaidons en faveur d'une programmation capacitaire à la hauteur des enjeux. Il ne s'agit pas d'une « liste au Père Noël » car, comme vous le verrez, nous avons tenu à rester réalistes compte tenu du contexte budgétaire. Il s'agit, et c'est là notre priorité « numéro une », de moderniser nos moyens de surveillance de l'espace, si possible en s'adossant sur un programme européen lancé par la Commission. Il s'agit aussi, seconde priorité, de développer des moyens d'action dans l'espace, d'abord des moyens simples, comme des lasers opérés depuis le sol, et ensuite, à titre de démonstrateurs, des satellites et autres véhicules spatiaux plus innovants, comme les navettes automatiques.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Nous nous sommes en effet attachés à l'étude des enjeux stratégiques du secteur spatial et, pour ce faire, nous avons entendu l'ensemble des autorités militaires concernées ainsi que le Centre national des études spatiales (CNES), bien évidemment, et l'Office national d'études et de recherches aérospatiales...
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Nous nous sommes ainsi efforcés de dresser d'abord un bilan de ce que sont aujourd'hui notre politique spatiale et notre secteur spatial de défense, c'est-à-dire les capacités spatiales dont disposent les armées et la BITD à laquelle s'adossent ces capacités.
Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu parler du New Space. Ce n'est pas simplement un slogan destiné aux investisseurs en capital-risque : c'est aussi une réalité, peut-être pas une véritable « révolution » technologique, mais au moins une révolution industrielle. Le New Space a ses grandes figures, comme la...
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De tels risques, il en existe, qui sont de surcroît de plus en plus prégnants. Nous avons en effet analysé les évolutions du contexte stratégique dans l'espace. Elles sont marquées à la fois par une croissance des risques, d'origine naturelle ou intentionnelle, et par l'émergence de tensions entre les puissances....
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(La prise de parole ci-dessus)
C'est ensuite au prisme de ce que nous préconisons en matière de doctrine et de capacités de façon réaliste, comme le soulignait mon collègue Olivier Becht, que nous avons étudié la question de ce que nous appelons l'« incarnation organique » de la défense spatiale. En termes clairs : Space Force or not Space...
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Enfin, nous formulons des recommandations de politique industrielle, basées sur les intéressantes « feuilles de route technologiques » de l'ONERA. Tout l'enjeu est, pour la France, de conserver son rang dans l'industrie spatiale, y compris dans les développements les plus ambitieux.
Dans le fond, on pourrait nous demander : mais pourquoi travailler sur l'espace ? N'est-ce pas là un luxe, un sujet bien intéressant en soi, mais fort éloigné des nécessités immédiates de notre époque ?
Ce serait ignorer combien les services spatiaux sont omniprésents dans nombre d'activités d'importance vitale ‒...
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Pour les armées également, les moyens spatiaux ont une importance cruciale pour voir ‒ je pense là à nos moyens spatiaux d'observation de la Terre ‒, pour entendre ‒ pensons à nos moyens de renseignement électromagnétiques ‒ et même pour guider certaines armes et pour transmettre les communications.
Lorsque, il y a...
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