Jean-Bernard Lévy
Si la PPE s'arrête en 2028, la loi qui fixe à 2035 l'échéance à laquelle la part du nucléaire dans le mix énergétique devra être de 50 % nous fournit des indications à plus long terme. Le Gouvernement a donc indiqué que quatorze réacteurs – et non pas centrales – devront avoir fermé d'ici à 2035, ce qui est cohérent avec les indications que nous avions données dans le cahier d'acteur, lorsque le Gouvernement nous demandait comment nous comptions passer à 50 % de production nucléaire.
Il est prévu que la fermeture de ces quatorze réacteurs – douze après la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim en 2020 – ne mettra en péril aucun site. Aucun site à deux ou quatre réacteurs ne fermera en totalité, à l'exception de Fessenheim.
Le projet de reconversion partielle de Fessenheim prévoit d'y installer un four permettant de gérer des métaux très faiblement radioactifs pour les réinsérer dans le circuit économique. Nous en avions parlé, Monsieur Schellenberger, lors de notre visite à Fessenheim en compagnie de Mme Emmanuelle Wargon et de M. François de Rugy, alors ministre de l'écologie.
Ce projet est principalement suspendu à deux questions. Tout d'abord, nous attendons un changement de réglementation permettant de ne pas retenir la nature radioactive des métaux très faiblement irradiés – c'est ce que l'on appelle le seuil de libération. La France est l'un des seuls pays d'Europe qui ne fixe pas de seuil de libération, tandis que même des pays très opposés au développement de l'industrie nucléaire l'ont fait. Ensuite, pour que le four soit viable, il faut un plan de charge, qui serait mieux assuré si nous pouvions retraiter des métaux en provenance d'Allemagne. Nous avions abordé ce dossier lors de notre déplacement dans le Haut-Rhin, mais, à ma connaissance, il n'a pas beaucoup progressé. Ce sujet reste néanmoins à l'ordre du jour et nous espérons que cette installation pourra se faire.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Jean-Bernard Lévy
Ce prix fait partie des informations que nous devons donner au Gouvernement d'ici à la mi-2021. La construction de six EPR permettra d'assurer un coût légèrement moindre à celui du mégawattheure produit en construisant des centrales à gaz, en retenant un prix du carbone raisonnable. La production à base de gaz est...
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Vous n'avez pas évoqué les sites envisagés.
Par ailleurs, telles que les choses sont présentées, il n'y a pas de plan B. Vous venez de dire que la seule alternative serait la construction de centrales à gaz, ce dont il ne peut être question, par définition. Je comprends donc qu'un seul scénario est étudié, celui de...
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Jean-Bernard Lévy
Nous avons étudié les sites sur lesquels des centrales EPR pourraient être envisagées. Dans le dossier que nous remettrons au Gouvernement mi-2021, nous formulerons des recommandations à ce sujet. Lorsque le travail avait été fait il y a une dizaine d'années, le site de Penly avait été considéré comme le plus...
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Dans la discussion qui s'engage sur la localisation des futurs EPR, je comprends l'intérêt des collectivités locales, mais j'aimerais connaître votre avis sur leur positionnement stratégique, notamment pour la tenue du réseau dans le temps. La question ne se pose pas aujourd'hui en raison de la configuration du...
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Jean-Bernard Lévy
(La prise de parole ci-dessus)
À Fessenheim ?
Jean-Bernard Lévy
Oui, à Fessenheim.
Pouvez-vous nous préciser le calendrier de décision et les critères de choix des sites retenus pour le démantèlement des quatorze réacteurs ?
Pour nourrir le dossier de décision sur les éventuels futurs EPR, le Gouvernement vous a demandé de fournir des éléments à la mi-novembre 2019 et à la mi-décembre 2019 sur...
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Jean-Bernard Lévy
Le calendrier de décision figurera dans la PPE, dont la publication est imminente.