Monsieur Coquerel, vous l'avez dit, l'ISF est pour vous un symbole – je comprends, à cet égard, que vous proposiez de le rétablir. La fiscalité est un outil efficace pour financer nos politiques publiques, redistribuer les richesses et encourager, ou décourager, certains comportements ou usages. Nous pourrons donc, et je ne botte pas en touche, en reparler par la suite. Mais je crois profondément que ce n'est pas avec des dispositifs fiscaux que l'on affronte la tempête.
Par ailleurs, se réinventer, ce n'est pas renier ses convictions – et nous n'avons pas les mêmes. Dès lors que nous pensons que certains outils fiscaux ont été efficaces pour renforcer l'attractivité de notre pays, l'investissement et l'emploi, nous sommes en droit de considérer que leur remise en cause n'est pas une bonne idée.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Par l'amendement CF88, nous proposons que le Gouvernement mène une politique d'aide en faveur du logement des plus démunis, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.
Monsieur le rapporteur général, vous nous avez indiqué que le changement ne passerait pas par la fiscalité. Vous ne me semblez pas prêt à vous réinventer, comme vous y invite pourtant le chef de l'État ! De fait, il va bien falloir toucher à la fiscalité pour trouver les financements nécessaires, et recourir...
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L'État consacre actuellement 24 milliards au financement du chômage partiel à hauteur de 80 % du salaire net. Par l'amendement CF53, nous proposons d'utiliser le produit de l'ISF pour porter ce financement à 100 % du salaire, jusqu'à 4,5 SMIC. Une telle mesure contribuerait à la timide politique de relance mise en...
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L'amendement CF64 tend également à rétablir l'ISF. Après la crise des gilets jaunes, l'engagement a été pris d'évaluer, en 2020, l'utilité d'un éventuel rétablissement de cet impôt. Il nous semble que la survenue de cette pandémie est un argument supplémentaire en faveur de ce rétablissement – mais nous aurons...
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(La prise de parole ci-dessus)
Nous devrons tous nous réinventer, y compris les députés de la majorité. Mais ce n'est pas, me semble-t-il, en mettant l'ISF à toutes les sauces que nous avancerons. Je ne dis pas qu'il ne faudra pas aborder la question de la fiscalité lorsque nous réfléchirons à la relance, et ce dans tous les domaines : social,...
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Il ne s'agit plus de croire, monsieur le rapporteur général. Les chiffres sont éloquents et ils nous disent que le chemin emprunté jusqu'ici n'est pas le bon. Il faut donc tout remettre à plat. C'est pourquoi nous réaffirmons qu'il faut, à la lumière de cette crise, examiner certaines mesures de façon plus sérieuse...
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Nous pouvons ne pas partager les mêmes convictions, mais ces questions sont bien connues.
Un mot de méthode, madame Rubin. Tout d'abord, vous proposez des dispositifs fiscaux pour en fait évoquer des dépenses et des charges ; vos amendements sont donc, intellectuellement, à la limite de la recevabilité. Néanmoins, j'ai pris le soin de vous répondre ; nous pouvons ne pas partager les mêmes convictions....
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