Cet amendement concerne les sportifs de haut niveau, particulièrement les footballeurs. Dans le cadre du mécanisme de chômage partiel, au-delà des rémunérations supérieures à 4,5 SMIC, les clubs prennent intégralement en charge 84 % de la rémunération. Les salariés ne font, eux, qu'un effort modeste au regard de leur salaire élevé.
En l'absence de recettes et alors que les clubs devront rembourser leurs abonnés, cela peut mettre en cause leur existence. En contrepartie de la solidarité nationale, qui joue pour la partie de rémunération inférieure à 4,5 SMIC, il conviendrait qu'au-delà de 4,5 SMIC, la part contributive des salariés s'accroisse en proportion de leurs rémunérations.
L'exemple a été donné à l'étranger, où de grands joueurs ont accepté une remise sur leur salaire.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Cet amendement concerne les entreprises exerçant une activité saisonnière.
Même logique. Retrait.
M. Vigier propose que le produit des amendes dressées pour non-respect du confinement – près de 500 000 à ce jour, soit environ 67,5 millions d'euros de recettes – soit versé aux établissements de soins et d'accompagnement.
Comme vous, je suis attaché à l'universalité budgétaire et peu friand de l'affectation des recettes, mais l'idée est séduisante et il serait bon d'afficher que ces amendes servent à financer les services en première ligne. Je vous demande néanmoins de bien vouloir retirer cet amendement.
(La prise de parole ci-dessus)
Le modèle économique des clubs, qui leur permet d'offrir des rémunérations très élevées, s'effondre dès lors qu'il n'y a plus de droits télévisuels. Peut-être faudrait-il qu'ils reviennent à des salaires équivalant à 4,5 SMIC ?
Ce sont des cas spécifiques qui doivent être gérés par filière, tant il est vrai que les rémunérations dépassent rarement les 4,5 SMIC dans d'autres sports. Il faudra à la fois solliciter les sportifs et mutualiser l'effort financier dans le cadre des ligues et des fédérations. Ces professionnels ne seront pas les...
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De manière générale, nous devons avoir un débat public sur la place du sport professionnel, l'éthique dans le football et l'utilisation de l'argent public. Ces clubs bénéficient déjà d'aides pour une grande partie de la masse salariale qui fait tourner ce que nous pourrions appeler des spectacles. Des joueurs...
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Nous sommes d'accord, dans l'ensemble : ce n'est pas supportable et les joueurs doivent faire les efforts nécessaires. Normalement, ils ont mis un peu d'argent de côté : ils devraient pouvoir passer le cap plus facilement que d'autres.