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16 avril 2020 · Assemblée nationale · cr-cfiab · commission Séance
De manière générale, nous devons avoir un débat public sur la place du sport professionnel, l'éthique dans le football et l'utilisation de l'argent public. Ces clubs bénéficient déjà d'aides pour une grande partie de la masse salariale qui fait tourner ce que nous pourrions appeler des spectacles. Des joueurs étrangers ont donné l'exemple ; peu de footballeurs français ont fait de même. Au-delà, se pose la question du modèle économique de ces clubs qui s'avère très fragile puisque fondé pour 40 % sur les droits télévisés. Or ces clubs, dans lesquels les collectivités territoriales sont très impliquées, dressent déjà des plans sur la comète avec l'augmentation des droits prévue l'an prochain. Je vois dans cette crise l'opportunité, pour le sport professionnel, de refondre son modèle économique et de faire confiance aux joueurs issus des centres de formation.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cfiab/19-20/c1920054.asp#P309_76967
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Comme vous, je suis attaché à l'universalité budgétaire et peu friand de l'affectation des recettes, mais l'idée est séduisante et il serait bon d'afficher que ces amendes servent à financer les services en première ligne. Je vous demande néanmoins de bien vouloir retirer cet amendement.
Cet amendement concerne les sportifs de haut niveau, particulièrement les footballeurs. Dans le cadre du mécanisme de chômage partiel, au-delà des rémunérations supérieures à 4,5 SMIC, les clubs prennent intégralement en charge 84 % de la rémunération. Les salariés ne font, eux, qu'un effort modeste au regard de... Lire ▸
Le modèle économique des clubs, qui leur permet d'offrir des rémunérations très élevées, s'effondre dès lors qu'il n'y a plus de droits télévisuels. Peut-être faudrait-il qu'ils reviennent à des salaires équivalant à 4,5 SMIC ?
Ce sont des cas spécifiques qui doivent être gérés par filière, tant il est vrai que les rémunérations dépassent rarement les 4,5 SMIC dans d'autres sports. Il faudra à la fois solliciter les sportifs et mutualiser l'effort financier dans le cadre des ligues et des fédérations. Ces professionnels ne seront pas les... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Nous sommes d'accord, dans l'ensemble : ce n'est pas supportable et les joueurs doivent faire les efforts nécessaires. Normalement, ils ont mis un peu d'argent de côté : ils devraient pouvoir passer le cap plus facilement que d'autres.
J'espère le retrait définitif du projet de réforme des retraites, qui accorde de mirifiques cadeaux aux clubs – cela se compte en dizaines, voire en centaines de millions d'euros pour certains. Alors que les clubs se trouvent aujourd'hui en grande difficulté, la contribution des joueurs proposée par Marc Le Fur me... Lire ▸
Rappelons tout d'abord que dans les clubs, il n'y a pas que des joueurs payés plus de 10 000 euros par mois. De plus, de nombreux clubs en France, même professionnels, ne donnent pas ce niveau de rémunération à leurs joueurs. L'important, c'est qu'ils soient parvenus à un accord avec les annonceurs, notamment ceux... Lire ▸
À partir du moment où il y a une contribution publique – en l'espèce, le chômage partiel –, qui bénéficie aux joueurs et à leurs employeurs, il me paraît légitime de demander un effort plus conséquent aux plus gros salaires du football. Cela ne relève pas du législatif, raison pour laquelle je demande un rapport. À... Lire ▸