geheim.land Recherche Politique
16 décembre 2020 · Sénat · hémicycle Séance
ministre. Au reste, madame la sénatrice, certains de ces mails me semblent éclairer la question que vous soulevez. Ainsi, dans celui du mois de février dernier envoyé par le directeur général de la santé à Santé publique France, il était question d’un certain nombre d’éléments figurant dans un rapport remis par cette agence à la direction générale de la santé, à la suite d’une saisine par le directeur général, sur les antiviraux. Santé publique France a sollicité un comité d’experts, qui a répondu non seulement sur les antiviraux, mais aussi sur les antibiotiques, les masques, les respirateurs et d’autres produits. À cela, le directeur général de la santé a répondu, dans un mail de janvier également transmis aux sénateurs, mais non publié dans le rapport de la commission d’enquête, qu’il avait sollicité un avis sur les antiviraux, et que le comité avait répondu au-delà du périmètre de la saisine, étant entendu que des travaux étaient en cours par ailleurs sur d’autres sujets, comme les antibiotiques, les masques et les respirateurs. C’est sur cette question-là que le directeur général a interpellé Santé publique France. Force est de constater – je l’ai lu moi-même dans le rapport sénatorial (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) – que, en définitive, le rapport d’experts commandé par Santé publique France a été publié en l’état ; son auteur, le professeur Stahl, un éminent infectiologue – grenoblois, ce qui ne gâte rien… –, a reconnu lui-même qu’il n’avait pas changé un traître mot à son rapport et qu’il ne savait même pas de quoi il était question. Madame la sénatrice, je vous ai fait part d’éléments dont je n’ai pas eu à connaître, n’étant pas encore ministre ; je me fais l’écho du directeur général de la santé, dont je tiens à souligner l’engagement constant au service de notre pays, année après année, gouvernement après gouvernement, dans des fonctions qui ne sont pas politiques et qui sont éminemment difficiles. Être directeur général de la santé, en temps normal, c’est déjà très compliqué ; en période de pandémie, ça l’est plus encore. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) M. Salomon est un grand serviteur de l’État et un grand professeur de médecine, apprécié de ses pairs. Madame la sénatrice, je ne pouvais donc pas laisser dire ce que vous avez dit sans réagir ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
La source — senat_opendata
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Parmi les constats de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire, l’un est accablant et appelle une réponse : il apparaît que M. Jérôme Salomon, directeur général de la santé, a délibérément influencé la rédaction du rapport de Santé publique France préconisant un stock de masques... Lire ▸
La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.
ministre des solidarités et de la santé. Madame la sénatrice Michèle Meunier, lorsque j’ai pris connaissance du rapport sénatorial – car j’en ai bien pris connaissance, monsieur Savary… –, j’ai demandé à mon directeur général de la santé, le professeur Jérôme Salomon, de venir échanger avec moi sur ce qui lui était... Lire ▸
Ce n’est pas dit dans le rapport !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Michelle Meunier, pour la réplique.
Monsieur le ministre, la direction générale de la santé va jouer un rôle pivot dans la campagne de vaccination : celle-ci ne pourra pas résister aux doutes sur son pilotage. Si vous voulez garder le cap de la réussite pour la campagne vaccinale, il est encore temps de changer de capitaine ! (Applaudissements sur... Lire ▸
La parole est à M. Michel Savin, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Monsieur le ministre de l’intérieur, 132 agents sur 523 : ce chiffre effarant correspond au nombre de policiers de la circonscription de Grenoble qui ont adressé en début de semaine une demande de rupture conventionnelle de leur contrat de travail au préfet de l’Isère – 25 % des effectifs ! À l’échelle du... Lire ▸