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16 décembre 2020 · Sénat · hémicycle Séance
Monsieur le ministre de l’intérieur, 132 agents sur 523 : ce chiffre effarant correspond au nombre de policiers de la circonscription de Grenoble qui ont adressé en début de semaine une demande de rupture conventionnelle de leur contrat de travail au préfet de l’Isère – 25 % des effectifs ! À l’échelle du département, ils sont 180. Ce n’est pas tout : depuis lors, les policiers grenoblois assurent uniquement les interventions urgentes et nécessaires ; ils ont cessé toute patrouille, toute action d’initiative, tout contrôle. Cette situation n’est pas seulement inquiétante pour Grenoble, ville connue pour son haut niveau de délinquance et d’insécurité. Elle est inquiétante, car elle traduit un malaise profond et un véritable écœurement de nos forces de l’ordre à l’échelle de tout le pays. Monsieur le ministre, les déclarations du Président de la République ont mis le feu aux poudres, lorsqu’il a validé l’expression « violences policières », parlé de « contrôles au faciès » quasi généralisés et annoncé la création d’une plateforme de dénonciation et de signalement. Avec ces propos, les policiers ont le sentiment d’être lâchés par le Président de la République ! Il est certain que des actes minoritaires, comme l’affaire Zecler, doivent être dénoncés et sévèrement punis. Mais, nous le savons tous, la quasi-totalité des membres des forces de l’ordre accomplissent un travail de très grande qualité. Pourtant, ces policiers qui assurent notre sécurité se sentent abandonnés. Pire, alors que leur mission est chaque jour plus complexe, ils subissent au quotidien des violences toujours plus nombreuses : des centaines de policiers ont été blessés lors des dernières manifestations, deux ont été récemment agressés à Valenciennes et, selon vos propres chiffres, une vingtaine de policiers en moyenne sont agressés par jour. Dès lors, monsieur le ministre, que pensez-vous des propos du Président de la République et les partagez-vous ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre. Au reste, madame la sénatrice, certains de ces mails me semblent éclairer la question que vous soulevez. Ainsi, dans celui du mois de février dernier envoyé par le directeur général de la santé à Santé publique France, il était question d’un certain nombre d’éléments figurant dans un rapport remis par... Lire ▸
La parole est à Mme Michelle Meunier, pour la réplique.
Monsieur le ministre, la direction générale de la santé va jouer un rôle pivot dans la campagne de vaccination : celle-ci ne pourra pas résister aux doutes sur son pilotage. Si vous voulez garder le cap de la réussite pour la campagne vaccinale, il est encore temps de changer de capitaine ! (Applaudissements sur... Lire ▸
La parole est à M. Michel Savin, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
ministre de l’intérieur. Monsieur le sénateur, je suis très honoré d’être le ministre de l’intérieur d’un Président de la République qui a créé 10 000 postes dans la police nationale et la gendarmerie. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Nous pourrions tous partager ce constat. Quand on aime... Lire ▸
Monsieur le ministre, veuillez répondre à la question qui vous est posée, et non sur le deuxième set… (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
ministre. J’y répondrai bien volontiers, monsieur le président, en vous disant que, après-demain, je recevrai l’intégralité des syndicats de police, pour des entretiens bilatéraux qui nous permettront d’évoquer un certain nombre de sujets. À cette occasion, je ferai des annonces, avec l’autorisation de M. le... Lire ▸