Madame la ministre, si, comme son titre l’indique, le débat qui nous occupe aujourd’hui a la ville pour point d’entrée principale, permettez-moi de prendre le contre-pied et d’évoquer la question du logement dans les campagnes. Nos territoires ruraux ont en effet, eux aussi, des défis à relever dans ce domaine.
Des urbains à la recherche de plus d’espace et d’un cadre de vie différent s’y installent, à la faveur du développement du télétravail et à condition de disposer d’un accès à internet fiable.
Conjuguée à la pénurie de l’offre, cette augmentation de la demande accentue une tension déjà présente. Mon département, l’Oise, connaît, en outre, une croissance démographique plus importante qu’à l’échelle nationale.
La situation des jeunes, qui souhaitent accéder à la propriété, mais aussi celle des plus fragiles, est particulièrement préoccupante, alors que le pouvoir d’achat de ces publics est souvent plus faible que dans les zones urbaines. Or, quoi que l’on ait pu entendre, la maison individuelle reste dans nos territoires, en dehors de la capitale et de sa proche banlieue, la norme et un objectif à mon sens légitime.
Des dispositifs bienvenus ont été mis en place pour la rénovation dans l’ancien ou pour les centres-bourgs, ces villes dont les centres se sont vidés ces quarante dernières années. Dans certaines d’entre elles, la douceur de vivre a endormi l’acuité visuelle et l’indolence a trop fait oublier l’essentiel : il n’y a pas d’immobilier sans vie.
La politique en la matière reste pourtant encore trop concentrée sur la ville. Il vous faut regarder plus loin, car on ne parviendra jamais à loger tous les ménages dans les métropoles de notre pays, à plus forte raison alors que les aspirations de nos compatriotes évoluent vers un certain retour à la nature.
Les deux facettes territoriales de la France méritent, l’une comme l’autre, tous les égards pour le logement. Il vous faut retrouver un équilibre pour donner à chacune d’entre elles les mêmes chances.
Ainsi, madame la ministre, comptez-vous aller dans ce sens ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Ce ne sont pas les préfets, mais les directions départementales des territoires (DDT) !
La parole est à M. Serge Mérillou, pour la réplique.
Comme beaucoup de sénateurs, j’ai participé hier soir à une réunion des maires, en présence de M. le préfet. Les élus ruraux demandent à conserver quelques terrains à bâtir, pour développer leurs communes. Dans les communes rurales, le risque, c’est la friche, pas l’artificialisation. Faites confiance aux élus...
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La parole est à M. Édouard Courtial. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
ministre déléguée auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargée de la ville. Monsieur le sénateur Courtial, vous appelez l’attention du Gouvernement sur la question du logement dans les territoires ruraux. Sachez que nous y sommes très attachés....
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La parole est à M. Édouard Courtial, pour la réplique.
Madame la ministre, j’ai bien entendu toutes les descriptions techniques dont vous avez fait état, mais je n’ai pas senti la volonté du Gouvernement.
Je suis sans voix, mais je vais essayer de trouver des mots : bonne année aux demandeurs de logements en zone rurale ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les...
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