Voilà trois ans, nous débattions de la loi Asile et immigration et le gouvernement claironnait qu’elle serait, à la fois, humaine et efficace. Trois ans après, où en sommes-nous ?
Nous qui sommes au contact de la réalité constatons chaque jour les ravages de l’ensauvagement, notamment lié à l’immigration.
Il est vrai qu’en ce domaine M. Darmanin avait de prestigieux prédécesseurs… Je me souviens, ici même, de M. Manuel Valls défendant solennellement que l’on trie parmi les réfugiés. Les morts du Bataclan ont payé cet angélisme !
Au terme de ce quinquennat, je souhaite savoir comment le ministre de l’intérieur juge la situation actuelle de la politique migratoire, de la lutte contre l’immigration clandestine, de l’immigration légale et de l’intégration.
Je constate que l’immigration clandestine n’a jamais autant prospéré. Le ministre lui-même parle de 600 000 à 700 000 clandestins présents sur notre sol. Pourtant, M. Emmanuel Macron, au début de son quinquennat, promettait d’expulser 100 % des clandestins. Paroles, paroles…
Quant à l’immigration légale, elle est largement liée au regroupement familial, donc non choisie. Or le regroupement familial a été adopté sous réserve que l’immigré ait les moyens de faire vivre sa famille. Quand on sait que le taux de chômage des immigrés extra-européens atteint 24 %, on peut douter que cette immigration légale soit conforme à l’intention du législateur !
De plus, combien d’immigrés légaux viennent grossir les rangs de l’immigration clandestine après l’expiration de leur visa ? Nous délivrons 3,5 millions de visas à l’année !
En d’autres termes, que fait-on pour que l’immigration légale soit réellement une immigration choisie ?
En cinq ans, nous avons entendu beaucoup de discours, mais les problèmes ont empiré. Je ne rappellerai pas ici les propos du ministre de l’intérieur de l’époque… Quand saurons-nous enfin ne serait-ce que le coût de l’immigration ? Trouvez-vous raisonnable, madame la ministre, alors que les Français ont des difficultés à se loger et à se soigner, d’accueillir près de 450 000 personnes tous les ans ?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté. Au mois de juillet 2017, le Gouvernement s’est fixé pour objectif la notification d’une décision définitive dans un délai moyen de six mois, soit trois jours pour le traitement en préfecture, deux mois pour l’examen à l’Office français...
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La parole est à M. Jean-Pierre Sueur, pour la réplique.
Réduire les délais, évidemment !
Permettre aux personnes de s’exprimer, évidemment !
La parole est à M. Sébastien Meurant. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté. Monsieur le sénateur Meurant, vous me pardonnerez d’indiquer que vous n’êtes ni plus ni moins au contact de la réalité que moi ou n’importe quel autre ministre, y compris le ministre de l’intérieur. (M. Sébastien Meurant s’exclame.)...
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Ce sont les chiffres !
ministre déléguée. Le ministre de l’intérieur et moi-même signons très régulièrement des retraits ou des refus de titres de séjour de personnes ayant causé de troubles à l’ordre public, ne respectant pas les valeurs de la République ou ayant été condamnées pour des violences, notamment des violences sexistes et...
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