Les zones à faibles émissions (ZFE) sont une idée européenne séduisante, mais dont l’application est particulièrement complexe. J’y vois une incohérence environnementale, une injustice sociale, une fracture territoriale, voire générationnelle, et un choix industriel incertain.
J’y vois une incohérence environnementale tout d’abord, car il me paraît excessif de faire peser sur le seul citoyen automobiliste la responsabilité du réchauffement climatique ou des émissions de particules dans les villes. Il ne faudra pas longtemps avant que l’on ne dise que le responsable du réchauffement climatique, c’est la mobylette de l’ouvrier !
J’y vois ensuite une injustice sociale, car ce sont les plus modestes qui sont impactés. Il suffit d’aller dans les quartiers pour constater que les véhicules ont des vignettes 4 et 5 !
J’y vois également une fracture territoriale, voire générationnelle, car ce sont les habitants des campagnes, ceux de la ruralité et du périurbain, qui sont concernés. Ainsi, un couple de retraités qui a depuis plusieurs années une Clio diesel ne peut plus aller voir ses enfants en ville.
J’y vois enfin un choix industriel incertain, car l’industrie automobile européenne n’est pas prête à une mutation aussi rapide vers les véhicules électriques : 30 % de cette industrie est en danger.
Quelle est votre vision des ZFE, de leur application et de leurs conséquences ? (Applaudissements sur les travées du groupe UC. – M. Sébastien Meurant applaudit également.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports. Monsieur le sénateur Laménie, je veux tout d’abord m’associer à l’émotion que vous avez relayée dans l’hémicycle après le drame survenu à Donchery il y a quelques jours, qui a coûté la mort à...
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La parole est à M. Marc Laménie, pour la réplique.
Je vous remercie de ces informations, monsieur le ministre. Il est réellement important de faire preuve de solidarité. Les moyens humains sont le cheval de bataille de beaucoup de mes collègues, sur toutes les travées. S’il y avait eu un contrôleur dans le train, ce drame aurait été évité. J’ai en mémoire deux...
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La parole est à M. Olivier Henno, pour le groupe Union Centriste. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué chargé des transports.
ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports. Monsieur le sénateur Henno, permettez-moi de revenir d’un mot sur l’objectif des zones à faibles émissions.
Elles ne sont pas en soi une volonté d’empêcher toute une partie de notre population...
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La parole est à M. Olivier Henno, pour la réplique.
Monsieur le ministre, je ne doute pas de votre bonne foi ni de votre bonne volonté. Permettez-moi néanmoins quelques observations. Il ne faudra pas longtemps avant que les ZFE ne deviennent des « zones à forte exclusion ». (Exclamations sur les travées du groupe RDPI.) Il y a dans cette écologie culpabilisante une...
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