Madame la secrétaire d’État, après le covid-19 et la pénurie de masques, après la guerre en Ukraine et les pénuries d’huile et de moutarde, après le problème de l’énergie et l’envol des prix de l’électricité, menaçant de faire disparaître des pans entiers de notre économie – sans parler des risques de coupures –, vous vous apprêtez, en ce qui concerne la gestion de l’eau, à faire les mêmes erreurs que vos prédécesseurs, il y a quelques années, qui ont faire preuve d’un obscurantisme dangereux sur le nucléaire.
En effet, malgré de multiples rapports vous alertant sur la perte de notre souveraineté alimentaire et sur notre dépendance de plus en plus grande aux importations de produits alimentaires, vecteur d’émissions de carbone toujours croissantes, vous vous obstinez à vouloir sanctuariser à tout prix la ressource en eau.
Vous allez même, dans votre délire catastrophiste, jusqu’à faire croire que l’eau serait une ressource épuisable et non renouvelable, comme si sa non-utilisation et le refus de la stocker permettraient de mieux se prémunir des manques à venir.
Réduire, par la peur, la culpabilité et l’interdit – en un mot, par dogme –, les usages de l’eau potable à la seule alimentation humaine et sanctuariser cette ressource pour les milieux naturels est totalement fallacieux et, surtout, très dangereux.
Ne plus vouloir autoriser son utilisation pour l’agriculture, donc pour l’alimentation des hommes, ou tellement la réglementer qu’elle deviendrait impossible est suicidaire.
Le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique pouvait laisser supposer qu’enfin vous aviez compris la nécessité de l’intérêt prioritaire de l’usage de l’eau à l’agriculture. C’était toutefois sans connaître l’obstination de notre technocratie abrutissante, qui n’aura eu de cesse, durant tous ces travaux, d’en faire au final une vraie supercherie.
Alors, madame la secrétaire d’État, dans quelques années, quand les Français ne pourront plus manger à leur faim à cause des décisions que vous aurez prises, ne croyez-vous pas qu’ils chercheront des responsables ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – M. Pierre Louault applaudit également.)
La source —
senat_opendata
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme la secrétaire d’État.
secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Madame la sénatrice Ventalon, je l’ai déjà souligné, les agences de l’eau sont des outils anciens qui sont indispensables à la mise en œuvre territoriale de la politique de l’eau. Soyez assurée...
Lire ▸
Nous sommes rassurés…
La parole est à M. Laurent Duplomb.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la secrétaire d’État.
secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Monsieur le sénateur Duplomb, le contexte de raréfaction de la ressource nous conduit à accorder à la bonne gestion de l’eau une attention plus grande encore, afin de mieux anticiper...
Lire ▸
En conclusion du débat, la parole est à M. Rémy Pointereau, pour le groupe auteur de la demande. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
pour le groupe Les Républicains. Vous l’avez constaté, madame la secrétaire d’État, les interventions de mes collègues démontrent que le système de gestion de l’eau de notre pays est à revoir de fond en comble.
Ce débat s’inscrit dans une série d’initiatives de la Haute Assemblée pour traiter cette ressource si...
Lire ▸