secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Monsieur le sénateur Duplomb, le contexte de raréfaction de la ressource nous conduit à accorder à la bonne gestion de l’eau une attention plus grande encore, afin de mieux anticiper collectivement les effets du changement climatique.
Je l’ai indiqué précédemment, c’est tout l’objet du chantier que nous avons lancé et qui aboutira à l’élaboration d’un plan Eau d’ici à la fin du mois de janvier. Ce plan traitera notamment de la sobriété des usages et de la gouvernance du partage de l’eau (M. Laurent Duplomb proteste.) ; vous semblez déjà connaître le contenu de nos annonces, monsieur le sénateur… (M. Laurent Duplomb s’exclame.) Ces annonces seront ambitieuses. Un travail de concertation a déjà été mené avec l’ensemble des acteurs – vous-même avez dû contribuer au rapport d’information du Sénat sur le sujet –, qui permettra de nourrir la réflexion en vue des annonces que nous présenterons le 26 janvier prochain.
Dans le cadre de cette planification, il faut étudier toutes les solutions d’économie d’eau, mais également toutes les manières de rendre les usages de l’eau plus efficaces.
En ce qui concerne les retenues collinaires, s’il n’est pas question de généraliser ce dispositif en France, chaque projet respectant les critères exigeants que nous avons fixés – je pense en particulier au projet de Sainte-Soline et à celui du bassin du Clain – pourra être validé. Cela répond d’ailleurs à la question de M. Vial, à qui je n’ai pas réellement répondu, car je pensais que sa question porterait davantage sur l’eau en montagne.
Le stockage hivernal ne doit pas être écarté dès lors qu’il est jugé soutenable pour les milieux par les expertises techniques, qu’il s’inscrit dans un projet territorial largement concerté et favorable à la transition environnementale, par exemple s’il est conditionné à un usage plus sobre de l’eau, et qu’il contribue à un meilleur partage de la ressource. Ce n’est pas l’unique solution – dans nombre de territoires, il ne sera pas possible techniquement –, mais les réserves de substitution font bien partie du panel de solutions à mobiliser.
Conclusion du débat
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Nous sommes rassurés…
La parole est à M. Laurent Duplomb.
Madame la secrétaire d’État, après le covid-19 et la pénurie de masques, après la guerre en Ukraine et les pénuries d’huile et de moutarde, après le problème de l’énergie et l’envol des prix de l’électricité, menaçant de faire disparaître des pans entiers de notre économie – sans parler des risques de coupures –,...
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La parole est à Mme la secrétaire d’État.
(La prise de parole ci-dessus)
En conclusion du débat, la parole est à M. Rémy Pointereau, pour le groupe auteur de la demande. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
pour le groupe Les Républicains. Vous l’avez constaté, madame la secrétaire d’État, les interventions de mes collègues démontrent que le système de gestion de l’eau de notre pays est à revoir de fond en comble.
Ce débat s’inscrit dans une série d’initiatives de la Haute Assemblée pour traiter cette ressource si...
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Très bien !
Si le Sénat a bien alerté l’État sur le sujet, disais-je, rien n’a changé ! Que voulez-vous, mes chers collègues, au Sénat, nous avons souvent raison trop tôt ; c’est notre croix…
En réalité, nous avons oublié que l’eau était une ressource non qui se crée, mais qui se gérait ; or, pardon de le dire, nous ne savons...
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