ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, je suis vraiment très heureux – ce n’est pas une formule de style – que le groupe Les Républicains ait souhaité l’organisation au Sénat d’un débat sur l’élevage, en particulier sur le pastoralisme.
Madame Estrosi Sassone, dans votre conclusion, vous avez mentionné le signal favorable que constituait l’inscription de la transhumance au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, le 6 décembre dernier. Cette décision est le résultat d’un travail collectif de longue haleine commencé en 2019 par les acteurs du pastoralisme et de l’élevage.
Cette inscription, que je tiens à saluer, permettra de reconnaître le rôle social, économique, culturel et touristique de la transhumance et du pastoralisme. Elle viendra par ailleurs conforter les politiques publiques que nous essayons de développer au travers du nouveau plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage.
Après avoir été présenté au groupe national Loup au mois de septembre dernier, puis avoir fait l’objet d’une consultation publique, ce plan doit être publié dans les prochains jours.
Comme vous le savez, et même si le sujet du loup ne relève pas entièrement du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,…
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Très bien !
Pourquoi ne pas reconnaître qu’entre le loup et la brebis le loup est l’agresseur, et la brebis, la victime ?
Pourquoi ne pas reconnaître la violence que représente la prédation pour des éleveurs amoureux de leur métier, que tous les chèques d’indemnisation du monde ne suffiront jamais à apaiser ?
Ne pourrait-on...
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Trop souvent, la question de la prédation emporte tout cela, laissant accroire qu’il existe un débat pour ou contre le loup ou l’ours, alors que, je le répète, celui-ci n’a pas lieu d’être.
Je forme donc le vœu d’une baisse de pression et d’une véritable régulation de la prédation. C’est à cette seule condition que...
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La parole est à M. le ministre. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Jean-Michel Arnaud applaudit également.)
(La prise de parole ci-dessus)
Hélas !
ministre. … j’ai souhaité le prendre à bras-le-corps dès ma prise de fonction. Ce faisant, compte tenu du caractère épineux du sujet depuis une décennie, j’ai, en quelque sorte, pris des risques.
La prédation occasionne en effet une grande détresse chez les éleveurs, qui se sentent souvent incompris. Beaucoup...
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Bien sûr !
ministre. Saluons, à cet égard, l’accompagnement que proposent les organisations professionnelles et les services de l’État, y compris l’OFB d’ailleurs, aux éleveurs dans ces moments très difficiles.
Il faut mesurer la désespérance de ces hommes et de ces femmes qui ont investi dans du matériel de prévention, se...
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