ministre. … j’ai souhaité le prendre à bras-le-corps dès ma prise de fonction. Ce faisant, compte tenu du caractère épineux du sujet depuis une décennie, j’ai, en quelque sorte, pris des risques.
La prédation occasionne en effet une grande détresse chez les éleveurs, qui se sentent souvent incompris. Beaucoup d’entre eux ont le sentiment qu’aux yeux des pouvoirs publics l’indemnisation vaudrait quitus.
Par ailleurs, ce sujet alimente le sentiment d’abandon qu’éprouvent nos agriculteurs et éleveurs, singulièrement dans les zones difficiles concernées par la prédation.
L’enjeu est donc majeur : il dépasse de très loin la seule question de l’indemnisation. Au fond, il s’agit avant tout de la désespérance de ces hommes et de ces femmes auprès desquels je me suis rendu à plusieurs reprises.
Il faut mesurer – vous la connaissez bien, madame la sénatrice – la détresse d’un éleveur dans les instants qui suivent la prédation.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Trop souvent, la question de la prédation emporte tout cela, laissant accroire qu’il existe un débat pour ou contre le loup ou l’ours, alors que, je le répète, celui-ci n’a pas lieu d’être.
Je forme donc le vœu d’une baisse de pression et d’une véritable régulation de la prédation. C’est à cette seule condition que...
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La parole est à M. le ministre. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Jean-Michel Arnaud applaudit également.)
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, je suis vraiment très heureux – ce n’est pas une formule de style – que le groupe Les Républicains ait souhaité l’organisation au Sénat d’un débat sur l’élevage, en particulier sur le...
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Hélas !
(La prise de parole ci-dessus)
Bien sûr !
ministre. Saluons, à cet égard, l’accompagnement que proposent les organisations professionnelles et les services de l’État, y compris l’OFB d’ailleurs, aux éleveurs dans ces moments très difficiles.
Il faut mesurer la désespérance de ces hommes et de ces femmes qui ont investi dans du matériel de prévention, se...
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En effet !
Ah oui !