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16 janvier 2024 · Sénat · hémicycle Séance
ministre. En tout cas, on voit bien qu’un seul spécimen peut faire peser une pression très importante. C’est à la suite de tels exemples que s’est imposée l’idée qu’il existait des zones protégeables et d’autres qui ne l’étaient pas. La tension était telle qu’il fallait aussi s’interroger sur le statut de l’espèce et simplifier un certain nombre de procédures, y compris en matière de tirs – il est parfois compliqué de le faire sur la parcelle où s’est déroulée l’attaque. Ces simplifications font partie des ajustements que nous devrons opérer aux niveaux européen et national. Avant de vous répondre plus précisément, je veux vous remercier, parce que je crois que nous avons avancé : nous sommes sortis de la phase déclamatoire pour entrer, sans démagogie et de manière raisonnée, dans l’action. Nous devions acter le fait que la situation avait changé, tant en termes de présence lupine que de pression sur les éleveurs ; le nouveau plan Loup ne devait pas s’inscrire, je l’ai dit, dans la logique de ses prédécesseurs. Nous ne pouvions pas rester dans une forme de statu quo. Pour conclure et répondre à votre question, je veux saluer le travail que nous avons réalisé avec le ministère de la transition écologique, en particulier avec Christophe Béchu : nous n’avons pas toujours les mêmes positions de départ, mais nous avons essayé de trouver des convergences pour concilier les enjeux en matière de biodiversité – en la matière, il n’y a pas que la question du loup qui se pose – et les enjeux en matière de préservation d’activités qui sont précieuses à la fois pour cette même biodiversité et pour notre souveraineté. Le plan Loup est le produit d’un accord entre nos ministères : nos positions sur ces sujets sont alignées.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre.
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le sénateur, je me souviens parfaitement de la discussion que nous avons eue avec les éleveurs à l’époque, notamment le fait qu’il y avait très peu de loups sur la zone, mais que l’un d’entre eux était très actif. Ce loup causait donc des... Lire ▸
Non, il continue !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Anne Ventalon.
Monsieur le ministre, pour nos éleveurs, la présence du loup est d’abord synonyme, chaque jour, d’anxiété, de difficultés et de risques. Cependant, face à la menace de ce prédateur et malgré leur détresse devant les carnages qu’ils constatent, ils n’ont eu de cesse d’adapter leur pratique du pastoralisme. Cette... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice, votre question fait écho à celle de la sénatrice Cécile Cukierman. Oui, il faut changer le statut du chien patou. Le nouveau plan Loup en tient d’ailleurs compte. Le patou serait ainsi regardé comme un chien de travail et non comme un... Lire ▸