Monsieur le président, avant toute chose, je tiens à m’associer à votre hommage, en ayant une pensée fraternelle pour nos concitoyens mahorais. Le 101e département français a été très durement touché par le cyclone Chido et je tiens à exprimer tout le soutien du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain aux victimes et à leurs familles, ainsi qu’aux forces de secours et aux services de l’État qui œuvrent actuellement auprès des Mahorais.
Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, nous voilà réunis pour examiner un projet de loi quasi historique, puisqu’il est inédit depuis 1979. Ce projet de loi n’appelle, sur le fond, que peu de commentaires, mais, formellement, il dit tout de la séquence politique que traverse notre pays.
En effet, si nous examinons ce texte aujourd’hui, c’est précisément parce que le précédent gouvernement, auquel vous apparteniez, messieurs les ministres, a refusé de voir les réalités politiques du pays. Depuis deux ans, Emmanuel Macron se comporte comme un mauvais perdant, qui veut sans cesse rejouer le match qu’il a pourtant perdu, et par trois fois !
Il sera le président qui n’aura jamais été capable de tirer les leçons de ses défaites : tel un joueur de poker compulsif, il pense perpétuellement pouvoir « se refaire » au prochain coup, dans l’unique dessein de récupérer sa mise et même, si possible, de gagner un peu plus ; mais on ne peut jouer le destin de la France à la roulette russe.
Dans quelle démocratie saine le Premier ministre est-il issu de l’un des plus petits groupes de l’Assemblée nationale ?
Dans quelle démocratie saine le Président de la République utilise-t-il son pouvoir de nomination comme un pouvoir de décision, faisant fi de tous les enseignements des différents scrutins ?
Ce piétinement des résultats n’est pas sans conséquence pour le pays. Les études sur le sujet mettent en relief des chiffres désastreux, qui témoignent à eux seuls du climat de défiance qui règne dans le pays.
En deux décennies de règne, après huit guerres de religion, Henri IV changea de religion à six reprises et réconcilia entre eux les Français, tout en redressant le pays. (Sourires. – Applaudissements sur des travées du groupe SER.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
président de la commission des finances. Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, la loi spéciale, conçue pour assurer la continuité de la vie nationale, que nous examinons cet après-midi doit pallier l’absence de budget, à quelques jours de l’année 2025, afin de permettre au...
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rapporteur général de la commission des finances. Très bien !
président de la commission des finances. Évidemment, la copie initiale du gouvernement démissionnaire doit être revue pour mieux traduire les aspirations profondes des Français, qui se sont notamment manifestées lors des dernières élections législatives.
Toutefois, la procédure parlementaire permet de modifier et...
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La parole est à M. Thierry Cozic. (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
(La prise de parole ci-dessus)
C’est une belle référence !
Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, qui se voit volontiers comme un Henri IV moderne, a la lourde tâche de réconcilier entre eux les Français, mais, attention, n’est pas le Vert-Galant qui veut !
rapporteur général de la commission des finances. Il cherche la poule au pot…
Attention à Ravaillac ! (Sourires sur les travées du groupe Les Républicains.)