Notre collègue Pascal Savoldelli l’a très justement souligné : nous avons assisté à un véritable 49.3 sénatorial.
Le changement de méthode doit donc avoir lieu, et très vite, car sept ans de macronisme ont mis les finances publiques dans un état de délabrement qui ne nous permet plus d’attendre.
À ce sujet, la dégradation d’un cran de la note souveraine de la France par l’agence Moody’s, dans la nuit de vendredi dernier, constitue une première alerte qu’il ne faut ni négliger ni dramatiser.
Nous sommes en effet loin des prédictions ridicules auxquelles se sont livrés certains membres du gouvernement, affirmant que, en cas de censure, l’absence de budget nous condamnerait à un shutdown à l’américaine, qui menacerait le versement des salaires des fonctionnaires, des retraites et des aides sociales, certains allant jusqu’à dire que les cartes Vitale seraient bloquées…
Toutefois, il semble désormais capital de mettre un terme à l’instabilité politique qu’a lui-même créée le président Macron, tout en gardant la mesure nécessaire qui incombe aux fonctions respectives des uns et des autres.
Les tentatives de dramatisation, frôlant parfois la malhonnêteté intellectuelle, n’ont pas eu prise sur un pays ayant besoin de sérénité. Je le rappelle, les marchés, tout comme nos concitoyens, veulent de la stabilité. Ils ne cherchent pas un champion de saut en hauteur… (Sourires sur les travées du groupe SER.)
Le groupe socialiste pense qu’un autre chemin budgétaire existe, un chemin qui ne sacrifie ni notre modèle social ni nos services publics et qui permettrait de garantir les grands investissements de demain en matière de santé, d’éducation, de recherche ou encore d’écologie, mais également pour faire face aux nouvelles tensions géopolitiques.
Lors de son allocution télévisée, le chef de l’État a indiqué qu’il ne croyait pas que l’avenir de la France puisse se faire avec plus d’impôts. Pourtant, c’est bien avec moins de réductions des dépenses et plus de recettes fiscales que nous entendons engager le rétablissement de nos comptes publics.
Les baisses d’impôts successives des sept dernières années nous ont coûté 62 milliards d’euros par an. Pilier fondamental du macronisme économique, le principe de ces suppressions de prélèvements obligatoires a donné les résultats que l’on sait : des dérapages budgétaires, une économie en panne de productivité, une compétitivité en berne.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
En moins de deux heures, vous avez, messieurs les ministres, rayé d’un trait de plume des mesures pourtant adoptées par le Sénat, telles que la hausse de la flat tax, de l’exit tax ou de la taxe dite Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). En tout, ce ne sont pas moins de 27 secondes délibérations qui...
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Honteux !
… à la suite d’un conclave de la commission des finances.
rapporteur général de la commission des finances. Vous y étiez !
(La prise de parole ci-dessus)
Et le CICE ?
Pour bâtir un consensus parlementaire, les soutiens du Président doivent s’affranchir des dogmes du patron : la France se porte plus mal depuis les baisses d’impôts massives ; il vous faudra tôt ou tard le reconnaître, messieurs les ministres.
Vous l’aurez compris, mes chers collègues, mon propos est résolument...
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La parole est à M. Stéphane Ravier.
Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, on retiendra que la dernière chose que sait faire l’État quand tout va mal, c’est de percevoir l’impôt avec précision et efficacité, quitte à rendre imposables 380 000 foyers supplémentaires. C’est une allégorie qui en dit long sur l’état de...
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