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18 décembre 2024 · Sénat · hémicycle Séance
Pour bâtir un consensus parlementaire, les soutiens du Président doivent s’affranchir des dogmes du patron : la France se porte plus mal depuis les baisses d’impôts massives ; il vous faudra tôt ou tard le reconnaître, messieurs les ministres. Vous l’aurez compris, mes chers collègues, mon propos est résolument tourné vers les échéances budgétaires à venir, tant ce projet de loi spéciale n’appelle aucune réflexion particulière. En effet, ce texte de loi tampon se contente d’autoriser le Gouvernement à continuer de percevoir les impôts existants et à reconduire les dépenses de l’État au niveau de celles de 2024. Le groupe socialiste regrette vivement que l’amendement visant à indexer sur l’inflation le barème de l’impôt sur le revenu pour les tranches les plus basses ne satisfasse pas les règles de recevabilité financière. Néanmoins, mû par le sens des responsabilités et la conviction qu’il est nécessaire de garantir la continuité de l’État en dépit des circonstances politiques particulières, le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain votera ce texte. (Applaudissements sur les travées du groupe SER. – MM. Thomas Dossus et Guy Benarroche applaudissent également.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

… à la suite d’un conclave de la commission des finances.
rapporteur général de la commission des finances. Vous y étiez !
Notre collègue Pascal Savoldelli l’a très justement souligné : nous avons assisté à un véritable 49.3 sénatorial. Le changement de méthode doit donc avoir lieu, et très vite, car sept ans de macronisme ont mis les finances publiques dans un état de délabrement qui ne nous permet plus d’attendre. À ce sujet, la... Lire ▸
Et le CICE ?
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Stéphane Ravier.
Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, on retiendra que la dernière chose que sait faire l’État quand tout va mal, c’est de percevoir l’impôt avec précision et efficacité, quitte à rendre imposables 380 000 foyers supplémentaires. C’est une allégorie qui en dit long sur l’état de... Lire ▸
La faute à qui ?
Qui a censuré ?