Monsieur le président, messieurs les ministres démissionnaires, mes chers collègues, le projet de loi spéciale que nous examinons cet après-midi est le texte de tous les paradoxes ; vous en avez cité un, madame la rapporteure générale.
Le premier de ces paradoxes est évidemment le fait que nous allons voter, en un après-midi, vraisemblablement à l’unanimité ou presque, un texte extrêmement important qui ne compte que trois articles. C’est un fait inédit !
Toutefois, le principal paradoxe, le voici : alors que nous vivons une crise politique, budgétaire, financière inédite, alors que cette crise jette le discrédit sur l’ensemble de la classe politique, il est un roc qui résiste, ce sont nos institutions. Nous pouvons, cet après-midi, adopter un texte permettant d’assurer la continuité de l’État, temporairement, et d’éviter un shutdown à la française.
Nous pouvons donc rendre hommage aux rédacteurs de la Constitution de la Ve République et au général de Gaulle, qui ont prévu l’imprévisible, ce qui nous permet de faire aujourd’hui face à une situation totalement inimaginable. (Marques d’approbation sur les travées du groupe Les Républicains.)
Cette Constitution et nos lois organiques, il nous appartient de les protéger ; c’est notre trésor, mes chers collègues.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Dès lors, ne vous attendez pas, monsieur le ministre, à être accueilli ici au cri de « Vive notre bienfaiteur ! » (Brouhaha.)
Il faut conclure !
Et joyeux Noël à vous tous, mes chers collègues !
La parole est à M. Emmanuel Capus. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
(La prise de parole ci-dessus)
Très bien !
Alors même que certains, à l’Assemblée nationale, ont essayé de les contourner, notre bicamérisme et les mécanismes de contrôle de la recevabilité des amendements ont fonctionné. Nous pouvons donc aujourd’hui avoir un débat serein ; et je tiens à cet égard à saluer la responsabilité de la présidente Braun-Pivet et...
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rapporteur général de la commission des finances. Cela fait longtemps que je mets en garde…
L’absence de PLF aura des conséquences. Il nous faudra donc d’urgence préparer un nouveau texte pour 2025. Celui de Michel Barnier n’était pas parfait, tant s’en faut. Il contenait trop d’augmentations d’impôts et pas assez de baisses de dépenses. Le futur texte devra être corrigé dans ces deux directions.
Il devra...
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