Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, permettez-moi tout d’abord d’adresser mes condoléances et tout mon soutien aux Mahorais, dont le territoire a été très violemment frappé. L’État français doit déployer tous les moyens possibles pour leur venir en aide et permettre leur deuil : tout est à reconstruire.
L’objet de mon intervention dans le cadre de l’examen de cette loi spéciale est la situation de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie. En effet, si la loi de fin de gestion a ouvert des crédits supplémentaires pour le pays, le projet de loi de finances est quant à lui en suspens.
Le débat budgétaire sur les crédits de la mission « Outre-mer » aurait été pour moi l’occasion de m’opposer à la logique de prêts envisagée pour la Nouvelle-Calédonie.
D’aucuns disent que la censure a pour conséquence de priver le pays de 1 milliard d’euros de crédits supplémentaires. Cependant, il convient également de préciser qu’il s’agissait de prêts, dans un contexte d’endettement de plus de 340 %.
Avec de tels prêts, l’endettement de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie aurait alors atteint 650 % ! Quelles perspectives de développement reste-t-il à un territoire endetté à un tel niveau ? Il y a urgence à reprendre les débats budgétaires, pour apporter des réponses à la hauteur des besoins pour le début de l’année 2025.
En attendant, au vu de l’urgence économique et sociale caractérisée et admise par tous en Nouvelle-Calédonie, cette loi spéciale et les futurs décrets de services votés doivent permettre de débloquer des crédits discrétionnaires d’urgence pour soutenir la population et permettre au pays de se reconstruire. (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE-K.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La discussion générale est close.
Nous passons à la discussion des articles.
projet de loi spéciale prévue par l’article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances
Article 1er
Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025, la perception des ressources de l’État et des...
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La parole est à M. Robert Wienie Xowie, sur l’article. (Marques d’agacement sur les travées du groupe Les Républicains.)
Encore !
Mais qu’est-ce que c’est que cette attitude ! On a encore le droit de parler !
(La prise de parole ci-dessus)
Très bien !
La parole est à M. Pierre Barros, sur l’article.
Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, notre groupe s’inquiète du sort réservé à l’audiovisuel public, qui ne verra pas ses crédits reconduits par cette loi spéciale à la suite du rejet pour irrecevabilité en commission de notre amendement. (Marques d’agacement sur les travées du...
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Eh oui !