geheim.land Recherche Politique
14 janvier 2025 · Sénat · hémicycle Séance
ministre d’État. « Nos agriculteurs le vivent comme une injustice. Sur le sujet de l’eau, je l’ai dit, je souhaite que des conférences soient organisées aux plans national et régional, pour définir une stratégie à long terme. « Ce métier, qui était un métier de communauté, de village, de collègues, d’amis, de connaissance des gestes et des techniques, est devenu solitaire, ce qui pose le problème des nouvelles vocations. « Toutes ces questions seront traitées dans la loi d’orientation agricole. Je m’engage à ce que, comme pour les entreprises et les familles, nous remettions en question les pyramides de normes en donnant l’initiative aux usagers. Ceux que l’on contrôle doivent avoir leur mot à dire sur les contrôles, et s’il faut des remises en cause, nous les conduirons avec eux dans un temps bref. « Cette politique ne trouvera sa pleine dimension que si le travail trouve également toute sa place dans notre société. « Je souhaite que l’on ouvre une concertation sur la question du travail et des salaires, qui traitera de la qualité de la vie au travail, de la rémunération et du sens du travail. Devront être abordées les questions de la santé au travail, de la prévention et de la prise en charge des arrêts de travail, de la situation des travailleurs pauvres et de l’égalité salariale femmes-hommes. « Il faudra aussi poursuivre les efforts en matière de revalorisation salariale et de mise en place de dispositifs d’épargne salariale, d’intéressement et de participation dans tous les secteurs. « En 1947, paraissait le livre Paris et le désert français. Aujourd’hui, il y a Paris, les grandes métropoles et le désert français, avec un gouffre entre chaque niveau. Le reste du “tissu national”, éloigné géographiquement de la capitale et des métropoles, disparaît médiatiquement et politiquement. « L’aménagement du territoire est l’une des grandes questions qui se trouvent devant nous. Il touche aux conditions de vie de nos concitoyens, à l’accès aux services publics, aux transports, au logement… Nous avons mis en place un grand ministère dirigé par François Rebsamen. Ce ministère incarne l’objectif qui est le nôtre : que chaque personne ait sa chance, que chaque territoire ait sa reconnaissance et sa chance. « Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Tant d’esprits, de volontés et de capacités venant de province et des quartiers périphériques ont le sentiment d’être écartés et oubliés. « Je veux m’arrêter sur le sujet du logement. C’est une mission centrale. Si l’on ne peut pas se loger, on ne peut pas être reconnu. Nous avons besoin d’une politique de logement repensée et de grande ampleur. Chacun doit avoir accès à un logement abordable. « Je salue les efforts menés par les précédents gouvernements pour lever les contraintes en matière de construction de logements. Nous pouvons aller plus loin, en réduisant encore les délais, en allégeant les demandes d’autorisation, en favorisant la densification, en facilitant les changements d’usage… Cela suppose aussi de relancer l’investissement locatif et l’accession à la propriété, ainsi que de soutenir les maires bâtisseurs par un système d’encouragement à l’investissement, y compris privé. « Dans le domaine du transport, qui est la condition même de l’égalité des droits sur le territoire, nous avons devant nous des défis en matière de financement des infrastructures et des nouveaux équipements. Une conférence sur le financement durable des transports sera organisée avec les collectivités locales et les professionnels, afin de se préparer à ces défis. « La santé est l’une des toutes premières préoccupations des Français. L’organisation de notre système de santé est au cœur du modèle social français. « Nous avons tous été confrontés, pour nous ou un proche, à l’impossibilité de trouver un médecin généraliste, un spécialiste, un dentiste pour nous faire soigner. Quant à l’hôpital, il connaît aussi une crise, en particulier financière, qui est plus que préoccupante. « L’absence de vision pluriannuelle des ressources consacrées à notre système de santé le prive de facto des moyens de porter des projets à moyen et long terme. Elle complique ainsi sa capacité à anticiper les futurs besoins de santé des Français. Il faut passer d’une logique budgétaire annuelle à une logique de financement pluriannuelle. « Il faut aussi travailler sur l’enjeu clé que représente la démographie médicale, en impliquant notamment les élus territoriaux et en menant de front la question de la formation des soignants. « Je souhaite confirmer que la santé mentale sera la grande cause nationale en 2025, comme l’avait décidé mon prédécesseur Michel Barnier. « Dans ce cadre, pour faire face à l’enjeu de la soutenabilité de l’hôpital, le Gouvernement proposera une hausse notable de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam), ce qui permettra d’améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles. À cette fin, la mesure de déremboursement de certains médicaments et des consultations ne sera pas reprise. « Le sport est, comme la culture, un puissant facteur de cohésion, d’épanouissement et de fierté. Après une année olympique historique et avec devant nous le projet Alpes 2030, nous devons encourager la pratique du sport dès l’école. Dans le cadre des parcours de soins des malades chroniques, nous devons également présenter une nouvelle offre dans les maisons sport-santé. Ainsi, 100 000 bilans d’activité physique seront proposés aux personnes atteintes de telles maladies. « La promesse française est aussi fondée sur l’attention aux plus fragiles et aux plus vulnérables. « Il faut poursuivre la mobilisation de l’ensemble du Gouvernement autour de la politique du handicap, alors que nous allons fêter le vingtième anniversaire de la loi de 2005. C’est l’objet de l’école pour tous, qu’il faut améliorer, alors que la politique de l’école inclusive a atteint une masse critique. Un comité interministériel du handicap sera aussi organisé dans les meilleurs délais. Et je tiens au remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025. « Dans le cadre de la grande politique démographique que j’appelle de mes vœux, après les travaux du Haut-Commissariat au plan, il nous faut avancer sur la question du grand âge. L’objectif est de permettre aux personnes de bien vieillir et d’avoir le choix de leur domicile. Cela suppose l’ouverture d’un dialogue avec le Parlement et les départements. « Je réaffirme aussi la priorité, qui est pour moi attachée à la politique de protection de l’enfance, que représente la création d’un Haut-Commissariat à l’enfance, »…
La source — senat_opendata
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre d’État. « L’effort à consentir sur ce sujet crucial – cette adaptation –, la France a commencé à le faire, mieux que tous les autres pays du monde. « Il s’agit pour moi d’une priorité, d’une ardente obligation, qui doit être poursuivie et amplifiée : planifier la transition en finalisant notre stratégie... Lire ▸
Ce n’est pas bien de dire cela ! Ce sont des agents de l’État !
ministre d’État. … « c’est une humiliation, donc une faute. « Le principal enjeu aujourd’hui est celui de l’égalité des armes. L’accord avec le Mercosur impose aux agriculteurs de chez nous des normes de production qui ne sont pas imposées à leurs concurrents. C’est inacceptable. « De très grandes injustices... Lire ▸
Et les mégabassines ?
(La prise de parole ci-dessus)
Paroles, paroles !
ministre d’État. … « qui permettra d’inscrire cette politique dans la continuité. « Parmi les personnes qui souffrent dans notre pays aujourd’hui, on compte trop souvent des étudiants en situation de précarité, en particulier lorsqu’il faut se loger dans les grandes villes où les loyers dépassent les moyens de... Lire ▸
Ça, c’est vrai !
ministre d’État. « Pour eux, ce n’est pas un mandat qui est en jeu, c’est la journée qui vient, c’est le jour même, avec l’angoisse du chômage, celle du prix de la vie, l’inquiétude pour un conjoint, des parents âgés, des enfants dont l’avenir semble obstrué. « Nous n’avons pas le droit, surtout au nom de nos... Lire ▸