ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Je vous remercie de votre question, madame la sénatrice, mais aussi de votre engagement, que je connais, dans votre territoire d’industrie, Boucle Nord de Seine.
Je partage le constat que vous faites quant au manque d’attractivité des métiers de l’industrie. Il existe des tensions de recrutement, je les ai évoquées dans mon propos liminaire. Nous devons aujourd’hui accroître l’attractivité initiale de ces métiers, mais aussi résoudre le problème de l’« évaporation », soit le fait, pour des jeunes formés aux métiers de l’industrie, d’exercer leur premier métier dans des filières autres que les filières industrielles.
Aujourd’hui, je l’ai dit, 70 000 emplois sont non pourvus dans l’industrie ; un recrutement sur deux est jugé difficile et 69 % des jeunes diplômés considèrent l’industrie comme un secteur peu ou pas attractif.
Il nous faut changer les représentations des jeunes, en particulier des jeunes femmes. On ne compte en effet que 28 % de jeunes femmes dans l’industrie, c’est trop peu. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec mon homologue du Kazakhstan, pays dans lequel la proportion des femmes dans l’industrie est de 47 %. C’est dire combien nous avons encore des progrès à faire !
La réponse consiste à s’attaquer aux stéréotypes et à faire aimer l’industrie en montrant ce qu’elle est aujourd’hui. Lorsqu’on visite des sites industriels, on voit que les conditions de travail ont changé. Les métiers de ce secteur ont du sens et offrent des opportunités d’évolution professionnelle, mais également de bons salaires.
En matière de féminisation, la situation évolue. À cet égard, je tiens à souligner le rôle des collectifs, comme le collectif Industri’Elles. J’essaie, avec la direction générale des entreprises, de les accompagner et de leur apporter le maximum de soutien afin qu’ils puissent poursuivre leurs actions.
Il convient de lutter contre le phénomène d’évaporation et, à cette fin, de faire en sorte que l’obtention d’un diplôme industriel ou scientifique se traduise par un premier métier dans la filière ; de réaliser le dernier kilomètre des réformes du lycée professionnel en faisant évoluer la carte des formations vers davantage de sections industrielles – c’est là aussi un axe extrêmement important ; de s’appuyer, enfin, sur des filières innovantes comme le nucléaire pour créer non pas une mode, mais une appétence, en tout cas un intérêt.
Pour conclure, je vous informe, si vous ne le savez pas déjà, que l’inspection générale des finances vient de lancer une mission sur la présence des filles dans les filières scientifiques et industrielles.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Je partage évidemment votre point de vue, monsieur le sénateur. Pour se développer, l’industrie a besoin d’un écosystème complet, incluant les infrastructures, notamment de...
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La parole est à Mme Marie-Do Aeschlimann.
Monsieur le ministre, la désindustrialisation de ces dernières années, portée par le mythe d’un pays qui pourrait prospérer sans usine, sans production et sans ouvriers, a fragilisé nos territoires, accru notre dépendance aux importations et obéré notre souveraineté économique.
Lancé en 2018, le programme...
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La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Bernard Buis.
Monsieur le ministre, lancé en 2018, le programme Territoires d’industrie a enfin permis de redonner un souffle à l’industrie dans notre pays, après des décennies de déclin industriel et de fermetures d’usines.
Disons les faits tels qu’ils sont : de 1970 à 2010, la désindustrialisation a frappé dans toutes les...
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Ah bon ?
… mais comment concilier enjeux fonciers, construction de nouvelles usines et réindustrialisation ?
Enfin, si ce programme est une réussite, c’est aussi grâce à l’implication dans la gouvernance du binôme local composé d’un élu et d’un industriel.
Monsieur le ministre, comment cette collaboration a-t-elle...
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