Monsieur le ministre, en Isère, l’industrie est fortement développée. À ce titre, un nombre important de collectivités iséroises participent au programme Territoires d’industrie.
Cependant, vous n’êtes pas sans savoir que ces territoires sont en train de subir un choc économique violent qui percute de plein fouet l’économie et l’industrie locales. À ce jour sont menacés 238 salariés à Valeo, 170 à Photowatt et 460 à Vencorex.
Avez-vous des éléments nouveaux à nous apporter sur les dossiers Valeo et Photowatt ?
Je voudrais évoquer plus particulièrement la filière chimique de l’agglomération grenobloise. Le sort de l’entreprise Vencorex, qui se trouve en redressement sans repreneur à ce stade, nous inquiète au plus haut point, comme le devenir de l’entreprise Arkema. C’est toute une vallée qui se trouve dans un état d’inquiétude extrême. Cette inquiétude devrait s’emparer de la France entière, tant les enjeux de souveraineté liés à ces usines sont immenses : enjeu de souveraineté industrielle, enjeu de souveraineté sanitaire, enjeu de défense nationale.
Monsieur le ministre, il s’agit de changer de posture, de ne plus subir et de reprendre notre avenir en main. C’est là, nous semble-t-il, l’essence même de Territoires d’industrie.
Dans ce cadre précis et dès lors que l’enjeu de souveraineté est important, une piste pourrait être la création d’une entreprise publique à capitaux privés, laquelle pourrait porter toute une filière – la mine de sel de Hauterives, son saumoduc et le purificateur de sel présent sur le site de Vencorex – et ainsi alimenter, entre autres, l’électrolyseur d’Arkema et celui de Vencorex, tous deux financés par l’État à hauteur de 80 millions d’euros voilà moins de dix ans.
Monsieur le ministre, cette piste est-elle crédible à vos yeux pour préserver cette filière et donner un avenir à ses salariés ?
Plus généralement, ne pourrait-elle pas être empruntée dans d’autres territoires, dès lors que, s’agissant de l’industrie de notre pays, il y va d’un enjeu de souveraineté majeur ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre. Monsieur le sénateur, si je ne suis pas venu physiquement sur le site, pour de simples raisons d’agenda, j’ai en revanche eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises, par visioconférence, avec les organisations syndicales.
J’ai pour habitude de venir sur les sites industriels lorsque j’ai la possibilité...
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La parole est à M. Simon Uzenat.
Oui, monsieur le ministre, il s’agit d’un dossier difficile, nous le savons. Mais un tel outil industriel est une chance pour notre région, pour notre pays et pour notre continent. D’ailleurs, de l’avis de beaucoup, l’engagement qui est demandé à Renault est un engagement parfaitement raisonnable. Je le redis, nous...
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La parole est à Mme Frédérique Puissat.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Madame la sénatrice, je sais votre engagement sur les questions d’emploi, en particulier celles qui sont liées à votre territoire.
Comme vous le savez, un projet de reprise...
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La parole est à M. Jean-Jacques Michau.
Monsieur le ministre, je souhaite apporter mon témoignage sur la portée significative du dispositif Territoires d’industrie dans ce département à la fois très rural et très industriel qu’est l’Ariège.
Si la première labellisation, sur la période 2018-2022, y a eu une portée très faible, le dispositif permet, depuis...
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