… pour donner un aussi piètre spectacle, alimenté aujourd’hui par une droite sénatoriale plus soucieuse de son positionnement partisan que de l’intérêt des Françaises et des Français !
Le recours à la loi spéciale, dont la durée de mise en œuvre dépendra des événements politiques de la rentrée, est simplement l’aveu législatif du fait que le Gouvernement, dans lequel il y a – je le rappelle – six ministres LR, est minoritaire et qu’il ne peut donc pas avoir de majorité sur un budget macroniste.
Pour mémoire, l’an dernier, la loi spéciale avait duré six semaines. Je sais que d’aucuns sont favorables à ce que ce texte ait une durée de vie supérieure – je pense notamment à Laurent Wauquiez, pour ne pas le citer –, car un tel texte effacerait de facto tous les nouveaux impôts et bloquerait toute hausse de dépenses de l’État. (Marques d’ironie sur les travées du groupe Les Républicains.) C’est exactement la ligne défendue par les députés DR, mais je sais que la droite est responsable… Elle l’a d’ailleurs prouvé en aggravant le déficit. (Sourires sur les travées du groupe SER.) De plus, Laurent Wauquiez est trop éloigné des petits calculs politiciens pour s’adonner à un tel jeu. (Sourires sur les mêmes travées.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
En l’espace d’un an, nous avons eu droit à trois chutes de Premier ministre, à des gouvernements d’une durée de vie de moins de quatorze heures et à des demandes de démission du Président de la République en cascade !
À cause de qui ?
Et nous avons une coalition censée représenter la stabilité qui vole en éclats en un tweet. C’était bien la peine de barrer la route à la gauche… (M. Olivier Paccaud s’esclaffe.)
rapporteur général de la commission des finances. C’est la gauche qui s’est barrée !
(La prise de parole ci-dessus)
Il n’est pas sénateur !
Il n’est pas ici !
Les socialistes n’y sont pour rien, évidemment…
C’est pour cela que je rappelle à ceux qui seraient tentés par une telle voie que la loi spéciale est très bloquante pour un très grand nombre de politiques publiques ; je pense à toutes celles qui passent par des dotations d’investissement discrétionnaires, comme la recherche, l’économie, le logement. Surtout,...
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