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23 décembre 2025 · Sénat · hémicycle Séance
C’est pour cela que je rappelle à ceux qui seraient tentés par une telle voie que la loi spéciale est très bloquante pour un très grand nombre de politiques publiques ; je pense à toutes celles qui passent par des dotations d’investissement discrétionnaires, comme la recherche, l’économie, le logement. Surtout, elle est très bloquante pour les dotations d’investissement aux collectivités territoriales. Car ce sont encore une fois les collectivités territoriales qui feront les frais d’une telle situation. Les maires, les présidents de département et de région verront leurs capacités amputées, leurs projets retardés, parfois abandonnés ! (Mme Sophie Primas s’exclame.) Derrière les lignes budgétaires gelées, il y a – je tiens à le souligner – des écoles qui ne se rénovent pas, des transports qui n’avancent pas, des logements qui ne se construisent pas. Voilà la réalité très concrète de cette loi, que l’on qualifie pudiquement de « loi spéciale » ! Pour revenir à l’actualité nationale, je rappelle qu’à l’heure où la Russie se fait de plus en plus menaçante, il est impérieux d’augmenter les moyens de la défense. Or, avec cette loi spéciale, nous pouvons dire adieu aux 6,7 milliards d’euros de crédits supplémentaires prévus par le ministère des armées (Mmes Marie-Claire Carrère-Gée et Sophie Primas s’exclament.), ce qui poserait un énorme problème pour assumer le paiement des investissements lancés les années précédentes. Tous les nouveaux projets d’investissement seraient également gelés. Vous l’aurez donc compris, cette loi spéciale, que nous voterons, n’est qu’une rustine et doit aboutir à la rentrée à la reprise des négociations sur le budget. C’est de ces négociations que je souhaite que nous parlions désormais. Car, alors que la majorité sénatoriale a déjà soigneusement empilé les chiffons rouges…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

… pour donner un aussi piètre spectacle, alimenté aujourd’hui par une droite sénatoriale plus soucieuse de son positionnement partisan que de l’intérêt des Françaises et des Français ! Le recours à la loi spéciale, dont la durée de mise en œuvre dépendra des événements politiques de la rentrée, est simplement... Lire ▸
Il n’est pas sénateur !
Il n’est pas ici !
Les socialistes n’y sont pour rien, évidemment…
(La prise de parole ci-dessus)
rapporteur général de la commission des finances. Aucun !
… sous le nez du Premier ministre – durcissement de l’aide médicale de l’État, passage à trois jours du délai de carence pour les fonctionnaires, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais aussi suppression de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, réécriture... Lire ▸
Négociation ou chantage ?
Nous avons de nombreuses questions en suspens. La première est politique. Comment comptez-vous maintenir un semblant de cohésion entre votre bloc central avec Les Républicains, alors que M. Retailleau s’est érigé en premier procureur de votre gouvernement, qu’il a validé, puis quitté de manière pour le moins... Lire ▸