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6 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
ministre de la culture. Je répondrai aux différents orateurs dans mon propos conclusif, mais je veux apporter à ce stade quelques éléments d’information que je n’aborderai pas dans mon intervention finale, notamment pour ce qui concerne le fonds de sûreté et le récolement des œuvres. Vous m’avez posé, monsieur le président de la commission, des questions sur le fonds de sûreté ; j’évoquerai d’abord son périmètre. Comme je l’ai indiqué lors de mon audition par votre commission, celui-ci recouvre les établissements culturels conservant des collections publiques d’une sensibilité ou d’une valeur particulière, relevant de la fameuse « loi Musées » – la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France – ou protégées au titre des monuments historiques. Vous le savez, nous avions prévu que le fonds soit doté de 30 millions d’euros ; seraient financés, comme vous l’avez indiqué, les audits et diagnostics de sûreté, les équipements de détection, le renforcement des protections physiques et la sécurisation des objets, qu’il s’agisse des vitrines ou des accrochages. L’aide sera conditionnée à l’établissement d’un diagnostic et à la mise en place d’un schéma directeur actualisé et d’un plan pluriannuel de sûreté. Ce fonds n’a donc pas vocation à se substituer à d’autres financements, notamment aux financements programmés. J’en viens à votre question sur le récolement, madame la sénatrice Lermytte. Ce récolement est décennal. Le bilan sera établi au premier semestre 2026 ; il concerne 125 millions d’œuvres. La tâche est évidemment immense. Le dernier bilan date, de mémoire, de 2016. Monsieur le sénateur Ouzoulias, vous parlez de défaillance de la tutelle. Je suis d’accord avec vous. Je reviendrai dans mon propos conclusif sur la tutelle, l’autonomie et l’indépendance des musées, car, pour certains opérateurs, c’est un véritable enjeu : l’autonomie ne signifie pas l’indépendance totale vis-à-vis de la tutelle ! Or, généralement, les opérateurs ne se rappellent au bon souvenir de leur tutelle que lorsqu’ils rencontrent des difficultés financières. Vous avez donc raison d’évoquer ce point. Toutefois, vous affirmez, à propos du vol, des dysfonctionnements et des défaillances, qu’il y avait un problème de tutelle. J’espère que vous avez dit la même chose à mes prédécesseurs, car les vols spectaculaires ne datent pas d’aujourd’hui…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre de la culture. Je demande la parole.
Madame la ministre, je vais bien évidemment vous donner la parole si vous souhaitez apporter quelques éléments de réponse à ce stade, mais je ne peux pas vous l’accorder pour une durée équivalente à votre temps de parole de deux minutes multiplié par le nombre d’orateurs qui sont déjà intervenus. Notre règlement... Lire ▸
ministre. C’est entendu, madame la présidente.
La parole est à Mme la ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
Oui ! C’est un phénomène ancien !
ministre. C’est d’ailleurs ce qui a justifié la création de la mission dont vous avez parlé tout à l’heure. La Missa sera donc renforcée, comme je le préciserai dans mon propos conclusif. Vous avez raison, il faut renforcer les moyens, mais il faut également renforcer la tutelle. Depuis que je suis ministre,... Lire ▸
La parole est à Mme Monique de Marco. (Applaudissements sur les travées du groupe GEST. – M. Pierre-Alain Roiron applaudit également.)
Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, je remercie le groupe Les Républicains d’avoir proposé un débat sur la sécurité dans les musées. Le braquage spectaculaire du musée du Louvre, en octobre dernier, a marqué les esprits. Ce vol a mis en lumière des lacunes importantes dans les dispositifs... Lire ▸