Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.
Samedi dernier, Donald Trump a organisé l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, puis leur transfert aux États-Unis. Il s’est justifié en invoquant la lutte contre le narcotrafic. Mais, dans sa déclaration, il dévoile lui-même son vrai but : l’occupation.
Donald Trump a affirmé : « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions effectuer une transition. » Il a annoncé l’arrivée d’entreprises américaines pour prendre le contrôle des infrastructures pétrolières et, a-t-il ajouté, « commencer à gagner de l’argent ». Son seul objectif est donc bien le contrôle de la manne pétrolière vénézuélienne.
Cette logique s’étend aujourd’hui au Groenland. Les pressions sur les ressources et les routes arctiques s’intensifient et, quoi qu’en dise le président Macron, la menace doit être prise très au sérieux.
Nous assistons au retour assumé des logiques de puissance, d’ingérence et de prédation.
Dans ce contexte, le plus inquiétant, c’est la place que la France choisit elle-même d’occuper.
Le silence ou l’ambiguïté face à de telles violations affaiblit notre crédibilité diplomatique, au moment même où nous voulons réaffirmer notre soutien à l’Ukraine face à l’agression de Vladimir Poutine. Comment exiger le respect de la souveraineté et de la Charte des Nations unies si nous restons muets quand une autre puissance piétine ces mêmes principes ? L’incohérence nourrit le cynisme et sert ceux qui nient le droit international.
Monsieur le Premier ministre, la France va-t-elle condamner l’intervention au Venezuela et l’arrestation de son dirigeant ?
Avec le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale, je vous ai demandé l’organisation d’un débat en application de l’article 50-1 de la Constitution. Vous en avez acté hier le principe devant nos collègues députés : pouvez-vous nous dire quand ce débat aura lieu ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE-K. – Mme Émilienne Poumirol applaudit également.)
La source —
senat_opendata
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. Jean-Marc Vayssouze-Faure, pour la réplique.
Monsieur le ministre, j’entends vos propos, mais il faut regarder la vérité en face. La stratégie de Donald Trump est désormais limpide et assumée. Ce n’est en rien celle d’un libérateur. C’est, au contraire, celle d’un prédateur, d’un pilleur de ressources pétrolières.
La route est toute tracée : après le...
Lire ▸
Bravo !
intervention des états-unis au venezuela (ii)
La parole est à Mme Cécile Cukierman, pour le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le Premier ministre.
Premier ministre. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, avant tout, permettez-moi de vous présenter mes vœux les plus républicains au nom du Gouvernement et en mon nom personnel.
Madame la présidente Cukierman, je vous remercie de votre question.
Comme je l’ai fait hier devant l’Assemblée...
Lire ▸
Crédible ?
Coordonnée ?