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7 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement. Madame la sénatrice Marie-Lise Housseau, je vous prie tout d’abord de bien vouloir excuser ma collègue Annie Genevard, aujourd’hui à Bruxelles pour une réunion des ministres de l’agriculture de l’Union européenne. Mme Genevard doit d’ailleurs évoquer avec ses homologues les problématiques européennes que vous avez vous-même mentionnées. Le Gouvernement a pleinement conscience des difficultés que la crise de la DNC inflige à nos agriculteurs, notamment dans votre région et votre département. Nous l’avons dit dès le départ, la priorité est donnée à la vaccination. L’État s’était engagé à vacciner l’intégralité du cheptel ariégeois avant le 31 décembre 2025 : cet engagement a été tenu. En moyenne, dans les départements concernés, parmi lesquels celui dont vous êtes l’élue, la couverture vaccinale atteint aujourd’hui 90 %. Je saisis cette occasion pour remercier l’ensemble des services de l’État et des vétérinaires qui se sont mobilisés, notamment à l’époque des fêtes de Noël, pour que nous puissions atteindre un tel taux de vaccination. La question que vous posez au sujet du protocole sanitaire est évidemment pertinente ; nous l’entendons d’ailleurs depuis le début de cette crise. Cela étant, la mise en œuvre de ce protocole n’est pas une décision politique. C’est une décision sanitaire, reposant sur des fondements scientifiques et préconisée par les chercheurs eux-mêmes. Nous ne fermons pas la porte, par principe, à une évolution du protocole sanitaire, notamment lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale de l’ensemble du cheptel concerné. Notre position est claire : tous les moyens sont mis en œuvre pour que la recherche avance, de sorte que les chercheurs puissent, si c’est pertinent, proposer à l’État une évolution du protocole sanitaire adaptée à l’immunité vaccinale, une fois que cette dernière sera atteinte. Le courrier de M. le Premier ministre, que vous avez évoqué, n’a bien sûr pas été adressé pour solde de tout compte. Les discussions continuent entre M. le Premier ministre, Mme la ministre de l’agriculture et les organisations syndicales. Elles se sont poursuivies avant-hier et hier encore à l’hôtel de Matignon. Enfin, au sujet du Mercosur notre position n’a pas changé. L’accord proposé n’est ni juste ni équitable. En l’état, il est inacceptable pour la France. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le Premier ministre, je vous remercie de votre réponse. Nous devons tous faire preuve de la plus grande franchise et de la plus grande clarté. Dans deux mois, quand les États-Unis envahiront le Groenland, conformément à ce que vient d’annoncer Donald Trump, nos paroles comme nos silences d’aujourd’hui... Lire ▸
La parole est à Mme Marie-Lise Housseau, pour le groupe Union Centriste. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’agriculture. Madame la ministre, en Occitanie, la crise agricole s’intensifie. De nombreux barrages routiers ont été érigés avant Noël et la pression ne retombe pas. Ainsi, avant-hier, à Albi, les agriculteurs ont passé la nuit devant la préfecture, puis les tracteurs se... Lire ▸
La parole est à Mme la ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Marie-Lise Housseau, pour la réplique.
Madame la ministre, je vous remercie de ces réponses, bien qu’elles soient tout de même assez incomplètes. Nos agriculteurs le savent pertinemment : si rien n’est fait, leur disparition est inéluctable. (M. Michel Masset le confirme.) Ils n’ont plus rien à perdre et ne vont pas s’arrêter : je vous en conjure,... Lire ▸
La parole est à M. Guillaume Gontard, pour le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires. (Applaudissements sur les travées du groupe GEST.)
Monsieur le Premier ministre, peut-on rester faibles face à la brutalité et à la loi du plus fort ? Peut-on se taire quand le droit international est piétiné ? Peut-on détourner le regard face au pillage auquel se livrent des empires prédateurs ? Aujourd’hui, la France et une majorité de pays européens ont baissé... Lire ▸