Monsieur le ministre, alors que la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment alerté sur la forte potentialité terroriste des mouvances masculinistes radicales, elle met aussi en lumière la progression des menaces endogènes issues des phénomènes de radicalisation.
Dans ce contexte, l’association Aléos, basée dans ma circonscription du Haut-Rhin, s’efforce de lutter contre ces menaces au travers de son programme judiciaire de prévention des dérives radicales. Ce dernier permet de prendre en charge plus de cinquante personnes chaque année. L’activité de l’association est en constante progression et son expertise est largement reconnue, comme en témoignent ses collaborations régulières, notamment avec les autorités judiciaires, le parquet et le préfet du Haut-Rhin.
Pourtant, ce programme pourrait disparaître faute de moyens financiers, ce qui constitue un risque important pour notre sécurité et une grande perte pour notre politique de prévention.
Cet enjeu est d’autant plus crucial qu’Aléos est la seule structure à déployer un programme de cette nature à destination des mineurs, lesquels représentent malheureusement la majorité des bénéficiaires accompagnés.
Monsieur le ministre, la disparition d’un tel dispositif menace non seulement l’avenir d’une association, mais également celui de plusieurs dizaines d’individus par an et, potentiellement, de notre sécurité intérieure.
Les bénéficiaires de ce programme présentent des fragilités importantes, qu’elles soient liées à des troubles psychiques ou à des violences subies. Les laisser sans prise en charge adaptée reviendrait à accroître les risques de rupture et, de ce fait, de passage à l’acte. C’est pourquoi les programmes permettant d’intervenir en amont constituent des maillons essentiels de la politique de prévention, qu’il faut maintenir.
Ma question est donc simple, monsieur le ministre : quelles mesures le Gouvernement compte-t-il prendre pour assurer le maintien de ce programme de lutte contre la radicalisation, et ce dans une perspective triennale ?
Alors même que la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030 prévoit de renforcer les suivis individualisés, de favoriser l’engagement et la citoyenneté et d’améliorer la détection précoce des trajectoires de radicalisation, la disparition de ce programme irait à rebours des objectifs fixés par l’État.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le ministre, je souhaite attirer votre attention sur la mise en œuvre de l’entry-exit system, adopté par l’Union européenne en 2017 et entré en vigueur le 10 avril dernier. Ce système vise à renforcer la sécurité aux frontières de l’espace Schengen en améliorant le contrôle des séjours et en luttant contre...
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La parole est à M. le ministre délégué.
ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur. Vous avez raison, monsieur le sénateur, nous rencontrons une difficulté pratique, opérationnelle de mise en place du nouveau système entrée-sortie. Ce système vise à mieux prévenir l’immigration irrégulière et à renforcer la lutte contre le terrorisme et la...
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La parole est à M. Ludovic Haye, auteur de la question n° 1190, adressée à M. le garde des sceaux, ministre de la justice.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué.
ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur. Monsieur le sénateur, vous avez raison. Au nom du garde des sceaux, je vous confirme que la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) fait tout pour mettre en œuvre des parcours individualisés, et ce dans une matière qui nécessite une organisation très structurée...
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La parole est à M. Ludovic Haye, pour la réplique.
Selon l’adage, mieux vaut prévenir que guérir. Je vous invite donc évidemment à continuer de soutenir ce type d’associations, qui accompagnent et suivent les mineurs.
accompagnement de l’installation d’un centre pénitentiaire